C. A, XXV
termes à coefficients de même signe , tandis que les signes de ces coefficients doivent être contraires pour qu'il y ait pouvoir rotatoire.
294. Travam de m. Clebseli. — Un mathématicien allemand, M. Clebsch ^^\ a développé les formules de Gauchy et cherché à en déduire les propriétés des cristaux pourvus du pouvoir rotatoire. La méthode de M. Clebsch est souvent fort arbitraire; il identifie dans le cours des calculs des constantes distinctes, de sorte qu'on peut élever des doutes sur l'exactitude de ses résultats. En étudiant les cristaux à deux axes , il a trouvé que leurs propriétés suivant les directions de leurs axes optiques sont comparables à celles des cristaux à un axe suivant la direction de l'axe. Il a cherché ensuite à donner une explication mécanique des termes ajoutés par Cauchy. Suivant lui, on retrouve les termes introduits par Cauchy en admettant qu'outre les actions ordinaires qui s'exercent entre deux molécules il en existe une autre, variable avec la distance et dirigée perpendiculairement au plan qui passe par les deux molécules et par la direction de la vitesse relative de l'une d'elles par rapport à l'autre. Mais ce qui est plus extraordinaire encore, c'est que M. Clebsch admet que cette force persiste indéfiniment, c'est-àdire qu'à chaque instant elle est représentée par l'intégrale de toutes celles qui ont existé depuis le commencement du mouvement ; toutefois cette intégrale ne peut être indéfiniment croissante. On voit que toutes ces hypothèses sont peu d'accord avec ce qui s'observe généralement ^*l