‹ uvres de É. Verdet (volume 2)Chapitre 101 sur 166 · PROPORTION A^CLES · texte numérisé non relu

PROPORTION A^CLES

d'incidence. , -, -n - i ■

liinuere rdlecliif.

(S-^'aS' 0.8000 = 7

Les (Icrnièies expériences, dans lescpielles la pro|)()rti()n de hnmère

réfléchie est inférieure à - ■> ont été faites par un procédé inverse de

celui que nous avons décrit, c'est-à-dire en faisant tomber le faisceau réfracté, au lieu du faisceau réfléchi, sur la partie du prisme de quartz qui donne deux faisceaux distincts. Telle est la première

VERIFICATIONS DE LA THKOIUE DE FRESNEL. A61

série des expériences d'Arago, ce qu'on peut appeler ses expériences directes. Mais ce procédé ne peut servir à déterminer l'intensité de la lumière réfléchie dans le voisinage de l'incidence normale. C'est pour avoir des résultats dans le voisinage de cette incidence qu'Arago entreprit, par un procédé un peu indirect, une seconde série d'expériences.

Il s'agit de mesurer l'intensité de la lumière réfléchie pour des incidences comprises entre Go degrés et zéro. Pour cela, on interpose sur le chemin du faisceau lumineux émané de la partie PB de la feuille de papier et destiné à être transmis par la lame de verre une seconde lame identique à la première et à faces parallèles, et l'on place cette seconde lame de façon que l'angle d'incidence sous lequel les rayons émis par la surface PB tombent sur sa surface soit celui sous lequel on veut mesurer l'intensité. Puis, en faisant tourner la seconde lame de manière que l'incidence des rayons qui tombent sur cette lame demeure constante, on fera également tourner l'alidade jusqu'à ce que, sans l'emploi d'aucun prisme, les deux images correspondant au faisceau réfléchi et au faisceau réfracté aient même intensité. A ce moment, l'intensité de la lumière réfractée est égale à celle de la lumière réfléchie. Les nombres obtenus dans la première série d'expériences donneront facilement par interpolation le rapport qui aurait existé entre les intensités de la lumière réfractée et de la lumière réfléchie si la seconde lame n'existait pas. En divisant l'unité par ce rapport, on aura le rapport des quantités de lumière transmise quand il y a une lame secondaire et quand il n'y en a pas, c'est-à-dire le rapport de la ([uantité de lumière transmise par la seconde lame à la quantité de lumière incidente, d'où l'on déduit immédiatement le rapport de la quantité de lumière réfléchie par cette seconde lame sous l'incidence qu'on a choisie à la quantité de lumière incidente.

On peut également, dans cette seconde série d'expériences, se servir d'un ou de plusieurs prismes, tout en conservant la seconde lame de verre. Lors(pi'on aura obtenu l'égalité des images, l'intensité de la lumière réfléchie sera alors deux, quatre,... fois phis grande (pie celle de la bimièie ti'ansinise, sni\anl le nomhic (h's prismes,

'ii3'2 RÉFLEXION ET RÉFRACTIU.N DE LA LUMIÈRE POLARISÉE, c'est alors le rapport - » y i • • • qu'il faudra diviser par le rapport

qu'aurait l'intensité de la lumière réfractée avec celle de la lumière réfléchie si la seconde lame n'existait pas, pour avoir le rapport de l'intensité de la lumière transmise par la seconde lame à l'intensité de la lumière incidente.

Voici les résultats obtenus dans cette seconde série d'expériences :

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