kd A
Si les deux lames sont de même signe, les quantités a~ —b- et a''^ — b''^ sont aussi de même signe, et, par suite, les anneaux que donnent les lames superposées sont toujours plus étroits que ceux qui sont donnés par l'une des lames. L'effet produit par la superposition de deux lames de même signe est donc toujours un rétrécissement des anneaux.
Si les deux lames sont de signes contraires, les anneaux fournis
par celle des deux lames pour laquelle la quantité r [a^ — //') a la
plus grande valeur absolue s'élargissent lorsqu'on lui superpose l'autre lame.
On peut déduire de ces remarques un moyen très-simple de dé-
terminer le signe d'un cristal à un axe. Il suffit d'avoir une lame de ce cristal taillée perpendiculairement à l'axe, et de la superposer à une lame également perpendiculaire à l'axe d'un cristal dont le signe est connu. Il faut avoir soin, pour écarter toute chance d'erreur, d'observer en premier lieu les anneaux fournis par celle des
deux lames pour laquelle la quantité ^^ZTf^ ^ ^^ P^"^ grande valeur absolue , c'est-à-dire par celle qui donne les anneaux les plus étroits. On lui superpose la seconde lame, et, si les anneaux se rétrécissent, on en conclut que les deux lames sont de même signe; si, au contraire, les anneaux s'élargissent, les lames sont de signes contraires. Pour plus de sûreté, il convient de ne s'appuyer que sur les expériences qui produisent un élargissement des anneaux.
Comme lame répulsive, on peut employer le spath d'Islande, la tourmaline ou le béryl ; le spath a l'inconvénient de donner des anneaux très-étroits, à moins que la lame ne soit excessivement mince, car c'est un des cristaux où la différence entre l'indice ordinaire et l'indice extraordinaire a la plus grande valeur. Gomme lame attractive on se sert ordinairement du zircon ou du sulfate de potasse.
219. liante parallèle à rax.e. — Lorsque la lame est parallèle à l'axe, les images données par l'analyseur ne présentent plus de lignes incolores; dans ce cas, en effet, les angles * et s ont la même valeur pour tous les rayons quel que soit l'angle I : si donc on a
sin9^=^o
ou
sina (i—s)^o,
c'est-à-dire si la section principale de la lame est parallèle ou perpendiculaire au plan primitif de polarisation, ou encore si la section principale de l'analyseur est parallèle ou perpendiculaire à celle de la lame, le terme qui, dans l'expression des intensités des deux images fournies par l'analyseur, contient la longueur d'ondulation est nul pour tous les rayons, et, par suite, les images ne présentent aucune trace de coloration.
Les conditions les plus favorables pour la production des colora-
tions sont évideDiment remplies lorsqu'on a simultanément ' = 7 et