‹ uvres de Édouard Grenier (volume 2)Chapitre 15 sur 41 · LE CORYPHEE DES SYLPHES · texte numérisé non relu

LE CORYPHEE DES SYLPHES

L'heure est douteuse et solennelle :

Voici le soir 1 voici le soir !

A mes pieds la mer éternelle Au fond de l'abime étincelle

Comme un miroir.

Voici le soirl voici le soir!

l62 POÈMES DRAMATIQUES

Filles dos eaux, belles ondiiics,

Flottant sérail Q.ui dors parmi les perles fines

Et le corail !

Lutins qui présidez à l'âtrc,

Gais farfadets Blottis sous la cendre grisâtre

Et les chenets !

Sylphes légers, tribus errantes,

Enfants de l'air.

Fleurs invisibles et vivantes

Du pur étherl

Dames des bois et des clairières.

Chœur du printemps,

Q.ui suspendez sur les bruj'ères Vos lits flottants!

Sylphes, lutins, dames, ondines, Éveillez-vous ! éveillez-vous 1 L'ombre croît au pied des collines, U Angélus vous sonne matines;

Éveillez-vous !

Voici l'heure du rendez-vous !

M;i diane se perd en échos inutiles.

Le ciel, la terre et l'eau sont encore immobiles... Mais non ! j'entends enfin de l'air, des eaux, des bois, Monter le chœur confus de leurs lointaines voix.

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