‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 100 sur 128 · DOLO%OS.E · texte numérisé non relu

DOLO%OS.E

HAST ES ombres de jeunes femmes, Chères et douces amitiés, Je pense à vous! Si dans vos âmes, Là-bas, au loin, vous le sentiez!

Hélas ! toutes ou presque toutes Dans ce noble et charmant essaim Perdent leur sang à larges gouttes.

Et portent une plaie au sein.

Pas une qui n'ait sa blessure !

L'une après des jours triomphants De rien au monde n'est plus sûre ; L'autre a perdu tous ses enfants.

L'autre encor si digne qu'on l'aime N'a rencontré qu'un cœur glacé; Tout a trompé la quatrième Dans le présent et le passé.

D'autres enfin, pauvres et fières, Pour assurer leur lendemain Usent leurs doigts et leurs paupières A gagner chaque jour leur pain.

Une seule est encore heureuse...

Ah 1 qu'elle le soit à jamais 1 Que jamais le chagrin ne creuse Ce front pur où siège la paix 1

Si vous saviez, quand ma main presse Votre main, de quelle pitié, De quelle ineflfable tendresse S'émeut pour vous mon amitié !

Pauvres âmes désemparées !

Puisse-t-elle vous tenir lieu De l'amour dont vous a sevrées Ce siècle froid, le monde et Dieu 1

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