‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 64 sur 128 · CHI 'K.O'K. VE · texte numérisé non relu

CHI 'K.O'K. VE

i\ qui voudrait m'aimer sans feinte et sans détours J'offre encore une part de bonheur presque entière : Les fruits mieux savourés de la saison dernière, Et 1:1 sereine ardeur qui succède aux beaux jours.

La vie a vers le soir de sombres carrefours, Où l'on n'entrevoit plus ni sentier ni clairière ; La gloire se dérobe, on perd la foi première : Les pâles amitiés remplacent les amours.

Et pourtant c'est en vain que le temps vous fait signe. A vivre triste et seul qui de nous se résigne ? Ce livre à peine ouvert, quoi! faut-il le fermer?

Je donnerais ma vie à qui saurait la prendre, Et ce cœur trop meurtri, si profond et si tendre, A qui voudrait m'aimer.

Baume, septembre i8~^.

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