‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 73 sur 128 · XE'N.O'K.CE^CE'K.T · texte numérisé non relu

XE'N.O'K.CE^CE'K.T

A G. REBIERE

lJ 'autres auront le bruit, la gloire, Et leur nom partout répété; Le mien s'éteindra sans mémoire, Comme s'il n'eût jamais été.

Mais qu'on marque ou non dans l'histoire. Rien ne vaut d'être regretté.

La vie est un rêve illusoire.

Le songe d'une nuit d'été.

Obscur ou glorieux, qu'importe !

La mort d'un seul coup d'aile emporte

Tous nos vains désirs — et c'est bien !

La gloire est d'être aimé. Q.u'il tombe Une ou deux larmes sur ma tombe, Il suffit : le reste n'est rien.

Baume, octobre iSSS.

^ un. ^V^l TE%T)U

V^UE t'ai-je fait? Q.uel tort peux-tu me reconnaître, Qui te donne le droit de m'infliger l'oubli? Pourquoi donc de ma vie à jamais disparaître, Comme un son qui s'éloigne et qui meurt aflFaibli?

Pourquoi me délaisser et renier peut-être Ce tendre accord que l'âge eût encore ennobli? Ne pouvait-il durer comme il avait su naître? Et n'était-ce pas Dieu qui l'avait établi?

Dis, quand de ta jeunesse évoquant le doux rêve,

Dans ton cœur refroidi mon image s'élève,

N'y sens-tu pas trembler comme un vague remord?

O frère d'autrefois! le temps marche, il nous presse; Il nous a fait franchir le seuil de la vieillesse... Pour reprendre ma main attends-tu donc ma mort? Cauiereis, août iS^o.

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