‹ uvres de Édouard GrenierChapitre 92 sur 128 · SOIRS A BLIDAH · texte numérisé non relu

SOIRS A BLIDAH

Tandis qu'ainsi mon cœur lutte et résiste au doute, La nuit tombe, le jour s'éteint; je croise en route Des Arabes des champs regagnant leurs gourbis, Drapés dans leurs burnous relevés en longs plis, Grands, superbes et pleins de gravité hautaine. Pareils aux empereurs sous la toge romaine.

Blidah.

322 RAYOXS D

oiD,CITIES T^%T>IVES

Il est des amitiés tardives, Charme de l'arrière-saison, Dont les lueurs pures et vives Illuminent notre horizon.

Ainsi le soir a ses étoiles, Quand le jour s'efface sans bruit ; Ainsi Vesper luit sous les voiles Qui tombent du front de la nuit.

Amitiés, étoiles de l'âme,

Enchantement de mon déclin,

Ne voilez jamais votre flamme !

Brillez sur moi jusqu'à la fin. ^

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