‹ Œuvres de FourierChapitre 33 sur 350 · CHAPITRE I. ~ INTRODUCTION. k · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. ~ INTRODUCTION. k

soient d'ailleurs les valeurs a, b, e; a\ b\ e'; en général, en désignant par F le premier flux, et par F' le second, on aura

Supposons que, dans le second solide, la température permanente a' du plan inférieur soit celle de Teau bouillante i; que la température // du plan supérieur soit celle de la glace fondante o; que la distance e' des deux plans soit l'unité de mesure (un mètre); désignons par K le flux constant de chaleur qui, pendant l'unité de temps (une minute),traverserait l'unité de surface dans ce dernier solide, s'il était formé d'une substance donnée, K exprimant un certain nombre d'unités de chaleur, c'est-à-dire un certain nombre de fois la chaleur nécessaire pour convertir en eau un kilogramme de glace; on aura, en général, pour déterminer le flux constant F, dans un solide formé de cette même substance, l'équation

r=^ ■=. OU F = K

La valeur de F est celle de la quantité de chaleur qui, pendant l'unité de teniips, passe à travers une étendue égale à l'unité de surface, priso sur une section parallèle a la base.

Ainsi l'état thermométrique d'un solide compris entre deux bases parallèles inflnies, dont la distance perpendiculaire est e et qui sont maintenues à des températures fixes a et 6, est représenté par les deux équations

i> — a -I z, l =K — — ou F = — K -r •

e e ' dz

La première de ces équations exprime la loi suivant laquelle les températures décroissent depuis la base inférieure jusqu'à la face opposée; la seconde fait connaître la quantité de chaleur qui traverse,

pendant un temps donné, une partie déterminée d*une section parallèle H la base.

Nous avons choisi ce même coefficient K, qui entre dans la seconde équation, pour la mesure de la conducibilité spécifique de chaque substance; ce nombre a des valeurs très différentes pour les différents corps.

11 représente, en général, la quantité de chaleur qui, dans un solide homogène formé d'une substance donnée et compris entre deux plans parallèles infinis, s'écoule, pendant une minute, k travers une surface d'un mètre carré prise sur une section parallèle aux plans extrêmes, en supposant que ces deux plans sont entretenus, l'un à la température de l'eau bouillante, l'autre à la température de la glace fondante, et que tous les plans intermédiaires ont acquis et conservent une température permanente.

On pourrait employer une autre définition de la conducibilité; comme on pourrait estimer la capacité de chaleur en la rapportant à l'unité de volume, au lieu de la rapporter à l'unité de masse. Toutes ces définitions sont équivalentes, pourvu qu'elles soient claires et précises.

Nous ferons connaître par la suite comment on peut déterminer par l'observation la valeur K de la conducibilité ou conductibilité dans les différentes substances.

Pour établir les équations que nous avons rapportées dans l'article 68, il ne serait pas nécessaire de supposer que les points qui exercent leur action à travers les plans sont extrêmement peu distants. Les conséquences seraient encore les mêmes si les distances de ces points avaient une grandeur quelconque; elles s'appliqueraient donc aussi au cas où l'action immédiate de la chaleur se porterait dans l'intérieur de la masse jusqu'à des dislances assez considérables, toutes

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