‹ Œuvres de FourierChapitre 42 sur 350 · CHAPITRE I. - INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. - INTRODUCTION

en désignant par P la quantité connue

s\ii Yl ^ n)'

on en conclut

Ce résultat fait connaître comment le degré de réchauffement m — n dépend des quantités données qui constituent Thypothëse.

Nous indiquerons les principales conséquences que Ton en peut déduire :

ta

j® Le degré de réchauffement m — n est en raison directe de l'excès de la température du foyer sur celle de l'air extérieur.

2® La valeur de m — /i ne dépend point de la forme de l'enceinte ni de sa capacité, mais seulement de l'épaisseur e de l'enceinte et du

rapport - de la surface dont la chaleur sort à la surface qui la reçoit.

Si Ton double la surface c du foyer, le degré de réchauffement ne devient pas double; mais il augmente suivant une certaine loi que l'équation exprime.

3® Tous les coefficients spécifiques qui règlent l'action de la chaleur, savoir : ^, K, H et A, composent, avec la dimension e^ dans la valeur

de m — n^ un élément unique f "^* ^ -^ » ' ^^^^ ^^ P^"*' ^^^^'''^î"^** la valeur par les observations.

Si l'on doublait l'épaisseur e de l'enceinte, on aurait le même résultat que si l'on employait, pour la former, une substance dont la conducibilité propre serait deux fois moindre. Ainsi l'emploi des substances qui conduisent difficilement la chaleur permet de donner peu d'épaisseur à l'enceinte ; l'effet que l'on obtient ne dépend que du rapport ^.

4** Si la conducibilité K est nulle, on trouve /n = a, c'est-k-dire que

Pair intérieur prend la température du foyer : il en est de même si H est nulle ou si h est nulle. Ces conséquences sont d'ailleurs évidentes, puisque la chaleur ne peut alors se dissiper dans Pair extérieur.

5*^ Les valeurs des quantités g. H, A, K et a, que Ton suppose connues, peuvent être mesurées par des expériences directes, comme on le verra par la suite; mais, dans la question actuelle, il suffirait d*observer la valeur àem— n qui correspond à des valeurs données de a et de a, et Ton s'en servirait pour déterminer le coefficient total

^ -h ~j au moyen de l'équation

dans laquelle p désigne le coefficient cherché. On mettra dans celt<*

équation, au lieu de - et de a — /i, les valeurs de ces quantités, que

l'on suppose données, et celle de m — /i, que l'observation aura fait connaître. On en déduira la valeur de p, et l'on pourra ensuite appliquer la formule à une infinité d'autres cas.

6" Le coefficient H entre dans la valeur de m — n de la même manière que le coefïicient A; par conséquent l'état de la superficie, ou celui de l'enveloppe qui la couvre, procure le même effet, soit qu'il se rapporte à la surface intérieure ou à la surface extérieure.

On aurait regardé comme inutile de faire remarquer ces diverses conséquences, si l'on ne traitait point ici des questions toutes nouvelles dont les résultats peuvent être d'une utilité immédiate.

On sait que les corps animés conservent une température sensiblement fixe, que l'on peut regarder comme indépendante de la température du milieu dans lequel ils vivent. Ces corps sont, en quelque sorte, des foyers d'une chaleur constante, de même que les substances enflammées dont la combustion est devenue uniforme. On peut donc, à

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