‹ Œuvres de FourierChapitre 48 sur 350 · CHAPITRE I. - INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. - INTRODUCTION

à la température b. Cette dépense est

HS(ft-m,) ou HS ^~"

lorsque l'on place entre la superficie du corps A et la surface fixe entretenue à la température b un nombre y de couches isolées; ainsi la quantité de chaleur que le foyer doit fournir est beaucoup moindre dans la seconde hypothèse que dans la première, et le rapport de ces

deux quantités est--? n~T' S' ^'^^ suppose que l'épaisseur e des

couches soit infiniment petite, le rapport est -• La dépense du foyer

est donc en raison inverse du nombre des couches qui couvrent la superficie.

L'examen de ces résultats et de ceux que l'on obtient lorsque les intervalles des enceintes successives sont occupés par l'air atmosphérique explique distinctement pourquoi la séparation des surfaces et l'interposition de l'air concourent beaucoup à contenir la chaleur.

Le calcul fournit encore des conséquences analogues lorsqu'on suppose que le foyer est extérieur et que la chaleur qui en émane traverse successivement les diverses enveloppes diaphanes et pénètre l'air qu'elles renferment. C'est ce qui avait lieu dans les expériences où l'on a exposé aux rayons du soleil des thermomètres recouverts par plusieurs caisses de verre, entre lesquelles se trouvaient différentes couches d'air.

C'est par une raison semblable que la température des hautes régiojis de l'atmosphère est beaucoup moindre qu'à la surface du globe.

En général, les théorèmes concernant réchauffement de l'air dans les espaces clos s'étendent à des questions très variées. Il sera utile d'y recourir lorsqu'on voudra prévoir et régler la température avec quelque précision, comme dans les serres, les étuves> les bergeries,

les ateliers ou dans plusieurs établissements civils, tels que les hôpitaux, les casernes, les lieux d'assemblée.

On pourrait avoir égard, dans ces diverses applications, aux circonstances accessoires qui modifient les conséquences du calcul, comme l'inégale épaisseur des différentes parties de l'enceinte, l'introduction de l'air, etc.; mais ces détails nous écarteraient de notre objet principal qui est la démonstration exacte des principes généraux.

Au reste, nous n'avons considéré, dans ce qui vient d'être dit, que l'état permanent des températures dans les espaces clos. On exprime aussi par le calcul l'état variable qui le précède, ou celui qui commence à avoir lieu lorsqu'on retranche le foyer, et l'on peut connaître par là comment les propriétés spécifiques des corps que l'on emploie ou leurs dimensions influent sur les progrès et sur la durée de l'échaulTement; mais cette recherche exige une analyse différente, dont on exposera les principes dans les Chapitres suivants.

SECTION VII

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