‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 3)Chapitre 13 sur 97 · MIROIR · texte numérisé non relu

MIROIR

Ne petiM2 pobl que le pays àê Wfirtenilierg â été fiJt pMr vm; tnatt croies que e*eM tow qne la PhmdeMe a bit Tenir au monde pour rendre ee peuple heureux. Préférez tovQOfM letir bien-être à vos agréraentoi ^ ri, ft Totre tendre, vous

sa^ ez sacrifier vos désirs au bien de vos sujets, vous en serez nori seulement les délices, mais vous serez encore i admiration de

Vous èics Je tlif'l (le la religion civile du pays, qui consiste dans rbonnèteté el dans toutes les vertus morales. Il est de ^ otrd devoir de les faire pratiquer, et principalement Thumanité , qui eft la vertu cardinale de tout être pensant. Laissez la religion qiirituelle k l'Ktre suprême. Nous sommes tous des aveugles sur eette matière, égarés par des erreurs différentes. Qui est le téméraire d*entre nous qui veuilie juger du bon ebemin?

Gardez -vous done du fanatisme dans la religion» qui produit les persécutions* Si de misérables mortds peuvent plaire à fËtre suprême» e*est par les bienfaita qu'ils répandent sur les hommes i et non par les violences qu'ils exercent sur des esprits têtus. Quand même la vraie religion , qui est l'humanité, ne vous engage!, tiL pas à cette conduite, votre politique doit le faire, rar tous vos sujets sont protestants. La toléiance vous en fera adorer; la persérution vous en rendra l'honcur.

T. a situation de voire pays, qui tient à la France cl autEtakS de la maison d'Autriche , vous oblige de tenir une conduite mesurée et égale envers ces deux puissants voisins. Ne marquez aucune prédilection ni pour Tun ni pour Tautre; qu'ils ne puissent jamaie vous accuser de partialité; car, dans leorv fortunes diverses, fls ne manqueraient pas de vous faire repentir altcmativement de ce qu'ils croiraient avoir raison de vous reprocher.

Ne vous départez jamais de l'ESmpire et de son chef. U n'y a de sûreté pour vous contre l'ambition et la puissance de vos voi<» sins que dans le maintien du système de l'Empire. Soyez toajours rennemt de celui qui voudra le bouleverser, parce que ce n'est en effet autre chose que vouloir vouç l'enverser en même temps. Ne méprisez point ie chef de l'Empire» dans son malheur, et soyez-

• L'tmp«T«iir Charles Vil. Vojei U U, p. 98» 99 et iio; et t. III» p. a4» a5 el nj»

Page 1