‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 3)Chapitre 14 sur 97 · D£S PRINCES · texte numérisé non relu

D£S PRINCES

lui attaché autant que vous poumz Tétre sans voui euvdopiier dans son infortune.

Profitez de votre jeunesse sans en abuser. Laissez écouler quelques années pour le plaisir. Songez à vous marier alors. Le premier feu de la jeunesse n'est pas heureux pour lliymen, et la constance croît être d'une vieillesse décrépite lorsqu'elle a fourni trois années de carrière. Si vous prenez une princesse d'une trop grande maison, elle croira vous faire une grâce d'être votre épouse. Ce serait pour vous une dépense ruineuse, et vous n'aurez d'autre avantage que d'être l'esclave de votre beau-père. Si vous choisisse?, une épouse d'un caractère à peu près égal au vôtre, vous viwez plus heureux, puisque vous serez jilus tranquille, et que la jalousie, à laquelle les grands princes donnent toiyours lieu à leur moitié, ne vous sera point à charge.

Respectez en votre mère l'auteur de vos jours. Plus vous aurez d'égards envers elle, plus vous serez estimable. Ayez toujours tort quand vous pourriez avoir quelque démêlé ensemble. La reconnaissance envers les parents n*a point de bornes; on est blâmé d'en faire trop peu, mais jamais d'en feire trop.

Je n'entre point dans un plus grand détail sur des dioses indifférentes, et qui sont par conséquent arlntraires. Le tendre attachement que j'ai pour vous fait que je prendrai toujours une part si sincère à votre contentement, que j'apprendrai les applaudissements et les bénédictions que vos sujets vous donneront, avec une joie sans éçale; et les occasions de vous éti'e utile seront saisies par moi avei^ iiu etiiprcssement extrême.

En un niot, il n'est aucun bonheur, mon cher duc, que je ne vous souhaite, comme il n'en est aucun dont vous ne soyez digne.

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