IX
1$ H. DISSERTATION SUU LES KMSONS
jours pour y répondre. 4 S'il se trouvait que l'aecusateur tût calomnié Taecusé, il était puni des mêmes peines que méritait le crime dont il l'avait chargé.
Voilà en substance ce que contenaient les lois des Douze Tables, dont Tacite dit qu'elles furent la lin des I>umips lois; l'Egypte, la Grèce, et tout rc qu'elle connaissait de |)his parlait , V avaient contribué, (les luis, .-i rqiiitahfes ot si iii>itrs, ne n'sserraicnt la liberté des citoyens <|iu' dans ies cas o«i l abus qn «Is en pouvaient faire aurait nui au r£pos des familles et à la suretc de la république.
L^autorité du sénat sans cesse en opposition avec celle du peuple, r.trnbition outrée des grands, les prétentions des plébéiens qui s'accroissaient chaque jour, et beaucoup d'autres raisons qui sont proprement du ressort de l'histoire , causèrent de nouveau des orages violents. Les Gracchus et les Saturoinus publièrent quelques lois séditieuses. Pendant les troubles des guerres civiles, on vit un nombre d'ordonnances que les événements faisaient paraître et disparaître. Sylla abolit les anciennes lois, et en étaUit de nouvelles, que Lépidus détruisit La corraption des mœurs, qui augmentait avec ces dissensions domestiques, donna lieu à la multiplication des lois à rinfim. Pompée, élu pour réformer ces lois, en* publia quelques-unes, qui périrent avec bii. Pendant vingt -cinq ans de guerres civiles et de troubles, il n'y eut ni droit, ni coutume, ni justice; et tout demeura dans cette confusion jtiS(|nau règne d'Auguste, (jni, soiis son sixième consulat, rétablit les anciennes lois, et annida toutes celles qui avaient pris naissance pendant les désordres de la répubiiijue.
L'empereur Justinicn remédia enfin à la confusion que la multiplicité des lois apportait à la jurisprudence, et il oitlonna à son chancelier Tribonien de composer un corps de droit parfait; celui-ci le réduisit en trois volumes, qui nous sont restés , sav<ûr: le Digeste, qui contient les opinions des plus célèbres jurisconsultes, le Gode, qui renferme les constitutions des empereurs; et les Instituts, qui forment un abrégé du droit romain.
Ces lois se sont trouvées si admirables, qu'après la destruction
4 L'accuse comparaiMoit co (>u|)j^)iiaat devant le luagisti'at, avec ses parents pt se» cliwt».