‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 3)Chapitre 79 sur 97 · SUR LES DEVOIRS DES SOUVERAINS · texte numérisé non relu

SUR LES DEVOIRS DES SOUVERAINS

Nous trouvons, en Temontant k l'antiquité la plus reculée, que les peuples dont la connaissance nous est parvenue menaient une vie pastorale, et ne formtaient point de coi*ps de sociéu'> : ce que la Geacsc rapporte de lliistoire des patriarches eu est uii témoignage suffisant. Avant le petit peuple juif, les Egyptiens devaient être de même éparpillés par familles dans ces conti ées que le Nil ne subniergeait pas; et sans doute iJ - e t 1 1 nidé bien des siècles avant que ce lleuve, dompté, permit aux régnicoles de se rassembler par bourgades. Nous apprenons pai* rhistoii'e grecque le nom des fondateurs des villes et celui des législateurs qui les premiers les rassemblèrent en corps; cette nation futlong^ temps sauvage, comme le furent tous les habitants de notre globe« Si les annales des Étrusques, des Samnites, des Sabins, etc. nous étaient parvenues» nous apprendrions assurément que ces peuples vivaient isolés par familles avant de s'être rassemblés et réunis. Les Gaulois formaient déjà des associations du temps que Jules César les dompta. Mais il parait que la Grande-Bretagne n'était pas perfectionnée à ce point lorsque ce conquérant y [lassa pour la première fois avec les troupes romaines. Du temps de ce gxand homme, les Germains ne pouvaient se comparer qu'aux Iroquois, aux Algonquins et pareilles nations sau\ ages: Ils ne vi\ aient que' de la chasse, de la pèche, et du lait de ieuis tioupeaux. Un Ger-

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