LETTRE DÉ PHILOPA I ROS
«Je uie glorifie, mou clier ami, d'avoir sapé quelques -uu» de vos préjugés; ils sont tous également nuisibles, on ne saurait assez les détruire. Vous avez raison de dii-e que la dispute douL il s'agit jTest pas réelleuuîuL entre nous, mais entre des arguments dont les plus solides et les plus forts doivent remporter sur les plus faibles. Nous ne faisons autre chose que discuter entre nous une matière pour découvrir où se trouve la vérité, afin de nous rangjbf du côté de révidence. Ne croyez pas cependant que mes raisons soient épuisées. En l'élisant vos lettres, une foule de nouvelles idées s'est présentée à mon esprit; il ne me reste qtt*à vous les exposer le plus nettement et le plus succinctement que je pourrai
Je conunencerai donc, avec votre permission, par vous expliquer ce que j'entends par le jiacte social, (|ui est pioprcineut une convention tacite de tous les eitoyeus d ciu juèine gouvernement, qui les engage à concourir avec une ardcui- égale au bien général de la communauté. De là dérivent les devoirs des individus, qui, chacun selon leurs moyens, leui's talents et leur naissance, doivent s'intéresser et contribuer au bien de leur patrie commune. La nécessité de subsister, et lintérét, qui opèrent sur l'esprit du peuple, TobUgent, pour son propre avantage, à travailler pour le bien de ses concitoyens. De là la culture des terres, des vignes, des jardins, le soin des bestiaux, les manufactiues,