‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 70 sur 104 · I. (a) ODE A MON FRÈRE HENRI · texte numérisé non relu

I. (a) ODE A MON FRÈRE HENRI

Ainsi ma muse annonce en ses heureux présages Du bonheur de l'État jusqu'à la fin des âges La durable splendeur.

Que le sein déchiré des serpents de l'envie, Arrachant nos lauriers, l'affreuse Calomnie

Frémisse de fureur; Qu'elle lance sur nous de ses armes fatales Des traits empoisonnés aux ondes infernales

Pour blesser notre honneur :

Qu'importe? aucun mortel ne fut invulnérable; Mais il trouve un vengeur dans l'arrêt équitable

De la postérité.

Une âme magnanime, amante de la gloire, Malgré ses envieux fait passer sa mémoire

A l'immortalité.

C'est ainsi que ma muse au pied d'un vieux trophée A pu ressusciter de la lyre d'Orphée

Les magiques accords ; Que par des sons hardis ma trompette guerrière Des Prussiens aux combats dont s'ouvre la barrière

Animait les transports.

Faile dans les camps auprès de la Saale, le 4 d'octobre 1757.

Federic.

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