‹ Œuvres de Frédéric le Grand (volume 4)Chapitre 71 sur 104 · ODE A MON FRÈRE HENRI · texte numérisé non relu

ODE A MON FRÈRE HENRI

Tel que d'un vol hardi e' élevant dans les nues, Déployant dans les airs ses ailes étendues ,

S'éehappant à nos yeux, L'oiseau de Jupiter fend cette plaine immense Qui du monde au soleil occupe la distance,

Et perce jusqu'aux cieux;

Ou telle que Ton voit, dans l'ombre étincelantc, Dans son rapide cours la comète brillante

Éclairer l'horizon, Éclipsant tous les feux de la céleste voûte, Tracer au firmament, dans son oblique route,

Un lumineux rayon :

Tel, subjugué du dieu dont le transport m'inspire, Plein de l'enthousiasme et du fougueux délire

De ses accès divins, Je m'élance soudain des fanges de la terre Au palais dont les dieux font tomber le tonnerre

Sur les pâles humains.

» Voyex t. XII, p. 1—7.

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