I.c 3 .ivril (177S
Mon tkks-chkr frkre,
Je vous renvoie Pfau avec tous les éclaircissements que vous m'avez demandés. Je fais maintenant marcher quatre bataillons de Wésel pour votre armée ; et s'il n'y a rien à craindre pour ce pays, le reste pourra suivre, et les deux nouveaux bataillons de Courbière et de Salenmon • y rester en garnison. Je sais que Cobenzl s'attend dans peu à un courrier qui doit lui apporter son rappel. Alvenslcben'» vous adressera ses dépêches de Dresde, pour que vous sachiez, mon cher frère, tout ce qu'on peut apprendre des Autrichiens. Je serai dimanche après-midi à Berlin: j'ai à parler au grand directoire6 et à messieurs de la justice, et si vous voulez, mon cher frère, me faire le plaisir de venir ensuite, nous prendrons congé; car je continue ma roule pour Breslau, où je serai le 7, et le 9 j'aurai toutes les troupes ras-
» Le» corps franc* de Courbière (t. V, p. m3) et de Salenmon (ihid., p. 7 S et iSC) furent le» seuls «pic le Roi conserva à la lin de la guerre de sept ans (t. VI , p. 9a , et t. XIX , p. 383). En 1 778, les chefs de ces corps reçurent l'ordre de les augmenter d'un bataillon chacun.
•> Philippe- Charles d'Alvcnsleben , envoyé de Prusse à Dresde depuis l'année 1 77-> : il devint plus tard ministre d'Ktat et eomtc.
r Voyei t. I , p. a4-">-