FRANCE
Sans faute, c'est dit d'homme sage ; Meliut 4St ignoBcere Quam fost wetariam pcnUiérê.
Mieux vaut estre doux, sans mentir, Qu*après rigueur soy repentir; J'approuve très-bien votre guise.
PAIX
S'elle est en la main de TËglise Qui est zniséricors et bonne Tant qu'elle n'excepte personne.
Tous prent à mercy, bons et mauvais.
BÉ70BMA110N.
Vous dites ce qui vous plaist, Paix, Mais encor ne Tavez-vous mie.
Vous estes trop douce , m'amie ; Je le vous ay dit autresfois.
L'âOUâB.
Vous dites bien, mais toutesfois,
Quoy que dit Béformation,
Je me tiens de Toppinion
Du Concil : c'est le mieux d'attendre
Afin c'en ne nous puist reprendre
De justice trop rigoreuse.
FBAWOB.
mercy ; tu es heureuse
en soyez pas digne.
EÈBÉSCE*
Grtns mercyB.
OQMCILS.
L*Égliae est bénigne.
Elle te laisse en espérance Que viengnes à obéissance.
Mais garde bien c*on ne te voie En ville, en champ, n'en quelque voie, Jusques j*aie en ton fidt pourvu; Car si le contraire estoit sçu, n te vaudroit mieux estre à mais.
BÈBÉSOL
Non feray-je, je vous promets.
Si je ne viens à mon entente.
BÉFOBICATION.
Sainte Église, estes-vous contente?
l'éolisb.
Ouyl, puis c*on ne peut mieux fBÔre.
COMCILB.
Je n'ay cure c*on viengne braire Après moy : entendez-vous bien?
L*É6LISB.
Ce que j'ay dit, j'ay dit pour bien.
Ce semble.
CONCILB*
C*est quant à ce point.
Aux autres tost.
aÉFDBMATIOM.
Je ne voy point Pour le présent, voie ou manière
DE BÂSLE. 45
D*entamer nouyelle matière.
Fors pour France qui attent cy.
FBANCB.
grantmercy;
à Yostre plaisir,
avant par loisir,
y retoumerez-vous?
OOMCILB.
... ou bien il vient vers nous
soustraire
.... doit à tous desplaire.
. . . elle a dit : c'est par elle.
FBAKCB.
me renouvelle
trop amèrement.
l'église.
.... le plus doulcement . . . vivrez, je vous en prie.
BÉFOSMÂTION.
VOUS pas c*on die
dont ce mal lui vient
bien me prévient
qu'elle a souef nourris.
PAIX
maints en y a pourris,
mène ceste dance.
ma mère France
ils m*ont bannie,
fait trop grant folie
fols n'y prennent garde
qui y garde
les autres n'ont fait
4a LE CONCILE
.... Totre &it bien faire savoir ravoir.
Afin que par
Nagaires
Et selon
Je vous con
Que le fondement
Toutesvoies
Et m'en desp '
Sy le verrez-vous clèrement.
Maintenant et bien voua souviengne •
De la matière, quoy qu'aviengne :
Elle est escripte en pluseurs lieux;
Si Dieu plaist, vous en vaudrez mieux.
C'est une bonne matière,
Or entendez bien la manière.
Em pace iivitia, ea divitiis
Superbia, ex superiia guerra.
Ex guerra paupertas, ex
Paupertate humilitas, ex hMmUitate
Pax.
De paix naist richesse sur terre.
De richesse orgueil, d'orgueil guerre.
De guerre vient povreté.
De povreté humilité.
Mais d'humilité revient paix.
Loys ces dire oncques mais * :
Vous avez eu grand seigneurie
> Ce vers est aisé à rétablir:
Et m*en desplaist très-grandement,
> Il faut pent^tre lire :
Il me loist te dire oncques mais :
DE MSLE. 47
Soubs moy, tant que m'avez nourrie, Mais puis que ne me recognustes Et que d'orgueil hordié ^ fustes, La guerre voua a court tenue Par quoy pauvre estes devenue.
Sy vous convient humilier.
S'a vous me voulez ralier :
Nul meilleur conseil, je n'y voy.
amour, ne charité
..... dez votre humilité.
veult Paix parler.
BBFOBMATION.
roie plus celer
de ce qui me semble
..... n'auront jà paix ensemble.
un costé n'amolie
et vers Dieu s'humilie
... à Dieu, comme pense, tant faire . . . mais qui vous font tant traire
humblement
îeàj seurement
.... lieu et qu'ils se vissent ■
je croy qu'ils fissent
bonne conclusion
imagination,
seroit leplusbrief;
et voit-on le grief,
> Hordié, possédée.
s Peut-être rencontrait-on dans ces vers mutilés le vœu plus ou moins voilé de voir le roi de France et le duo de Bourgogne se ren-* contrer et conclure la paix. I.e traité d'Arras était déjà dans toutes les prévisions.