C0M0IL
Vous semble-il que je me repose?
Il y a des gens hors et ens
■ Saint Hilaire, év^ae de Poitiers, a composé un traité en douae livres sur la Trinité.
36 LE œNCILE
Qui sèment que depuis trois ans Et plus» le Concile n*a riens fait :
Qui considérast bien mon fait Et les destourbes que j*ai eus.
Tel en parle qui se fust tus.
Est-ce riens d*aToir fait venir Les Boesmes et convenir Tellement qu^au plaisir de Dieu, Ains que je parte de ce lieu, Hérésie d'eux sera hors?
H^BÉSIB.
Oyez pat la foy de mon corps :
Pluseurs ont grant faim com notre oste ; Mais je croy qu'ils comptent sans Teste, Me cuîdans ainsi débouter.
Tout fut perdu, n'en faut doubter Par tous pays, pour abrégier; Le peuple croit trop de légier, Mesmes en France*, qui se vante Conques n'issi de droite sente.
Tant que notre foy peut toucher Ne lui vueirriens reproucher; Elle a assez d'encombrement, Et en fièvres dernièrement N'ay-je pas eu à luy herson •?
Du Pape, cel conclusion En concil telle ne fu faite, Ce me semble, qui bien y guette.
Mais c'en avise la besogne
> T a-i-il ici qnelqae allusion à Jeanne d'Arc? Cf. tome II, p. 908 et ia ReeoUeeHon des merveilles que noas publierons dans le tome Vn. ' N*ai-Je pas eu affaire à eUe?
DE BASLÈ. 37
Sans fainte et sans quérir eslongne Et que chaflcuxi voit droite voie.
PAIX
Concile, youb me faites de joie Trèstous les esprits remuer; Dieu TOUS donist bien continuer!
A ce coup seray-je remise, Si Dieu plaist, par toute TÉglise, Dont je me doy bien resjouir; Mais plaise tous un mot olr Que j*ai dessus le cœur, bel sire.
Nous ne cessasmes huy de dire Une chose que je ne puis Oublier, c^est que je ne suis En estât, sinon par justice, ITelle aussi sans moy, que son office Est tout réformer, sans esloingne.
Saint Augustin cecy tesmoigne Assez sur les mots que dits sont :
Justitia et Fax osculata sunt Bua sunt amia» Justitia et Fax.
Tu forte unam vis et àlteram Nonfacis : non enim est homa Qui non velletpaeem, sed non VeUet operarijusticiafn. Interroga Omnes homines : vis pacem? uno , Ore respondet tibi genus humanum:
Opto, eupio^ amoy vola, amo Justitiam. Qua dua arnica sunt, Justitia et Fax osculantur. Si Amicampacis non amaveris, non Te amaHt ipsa Fax, nec veniont Ad te. Augustinus super psàlmwim
OctoffeHmim fuartum.
Desquels dits en brief Tueil retraire Que nul ne me peut attraire S'il ne se laisse réformer :
Je le dy pour vous informer De mon pouvoir ; en vérité Pour ce ait de vous autorité Réformation sur cfaascun Ou Justice, ce m*est tout un.
De rechief s'elle n'en a assez.
CONCILB..
Paix, pour néant, vous vous lassez.
De ce m'osèje bien vanter.
Toutesfois, pour vous contenter Et d'elle donner cognoissanoe, Sachez qu'elle a telle puissance, Je ne vueil qu'elle espargne homme.
Tant soit le saint père de Rome, Cardinal, patriarche, évesque, Abbé, prélat, clerc, n'arcevesque, Advocat, procureur, notaire. Juge ou autres, et laisser braire.
Je vueil c'on réforme la court, Chascun en droit lui, bref et court»
Et généralment tous estas Depuis le chef jusques au bas :
Autrement tout ne vaudroit rien.
. l'éolisb.
Sans faute, vous dites très-bien.
Par ce mojen régnera paix.
Qui est plus graat bien que jamaia Homme en ce monde puisse avoir.
Chascun le pefut «ssez savoir Par ce que saint Augustin dit
En un lieu, et vecy son dit :
TaU bùîum est bonum padê , Q/uoniam in rébus treaUs
NiehU gratiosms toUt âmdiri,
Nil délectabilius coneuftKi, et
Nichil utiliusfomderi. Sfirttus infm
ffumanui nwijwmi>ieiJlc(U ifMwbra,
NiH/uerifU unica. Sic SpirUuê SùndM nuaguam
Vivifleaù eedUiis membra, niHfuerint
In face uniaa. ÂMfUstinnB de CitUate Dei,
Le bien de paix est un tel bien
Qu^en ce monde mortel n*a rien
Plus gracieux, plus délitable,
N*à posséder plus profitable ,
Et met une sollicitude
Que nul n*ygnore, s*il n'est rude;
Sicomme Fesperit humain
Ne vivifie pied, ne main,
ITautres membres, si bonnement
Ne sont unis : semblablement
Le Saint-Esprit qui fait vivre
L'Église, la laisse à délivre
Sans donner à ses membres vie
S'ils ne boutent d'eux hors envie
Et ayent paix eu unité
Par bonne amour et charité.
CTest en* brief mon intention.
BÉFOBUATION. ,
Parlera Béformation Un mot sur ce, ne vous déplaise.
Sans doubter, je seray bien aise Si paix par moy peut estre asseur
Et règne, mais j'ai trop grant peur
Par fausse paix ne vienne enjeu.
J*ay vu saint Bemart : en un lieu
Met de fausse paix trois manières ;
Dit ainsi com je vi naguères
FàUa pacis très sunt species :
Scilieet pax astimata,
Fax HgiUata et pax imperata;
JSstimatur a nescientibus ; Hgillatur
A non Aabentibus; imperatur a non tenentibus.
Ces trois paix sont : paix estimée
Et paix fainte et paix commandée.
La première ont simples qui oient
Parler de paix et de fait voient
Les grans aultrement à paix faire.
Et souvent advient le contraire.
L'autre paix qui est dite fainte,
Bègne huy en compaignie mainte ;
Car pluseurs font de paix manière
Et ils traXssent par derrière.
L'autre paix ont les souverains
Qui mettent lo;s et font.
De telle paix, nous ga. . . .
Sy règnent-elles en
En siècle et en
PAIX
C'est bien.
Mais . . .
Se ... .
Par. . . .
* Ici et dans d^antres parties du manasorit quelques feuiUeU sont incomplets.
DE BASLE. il
HifiiSIB.
Vous dites ce que bon vous semble.
Mais certes, vous n'aurez jamais Quoy c*on die, parfaite paix, Tant que deux points seront sur terre Qui souvent renouvellent guerre.
UÉglise pièca Ta cj dit ; Elle Ta peschô en un dit De Sénèque; aussi ai-je. De moy Je n*en disse rien, mais je voy Que chascun sy parle latin; Je décliqueray un tatin '.
Quietissimam vitam agennt komines, Si hac duo a natura omnium rerum Tolkreniur, meum et tuum. Sbnboa^ In Itbro : moràlibus.
81 mien et tien fussent ostés.
Paix pust régner de tous costés ; Mais je vous jure et vous afferme, Tant que durront, ne sera ferme.
Je le vous dy pour autruy.
COMOILB.
c*est yci à meshuy,
sans rien besongner,
eslongner.
PAIX
Commençons au plus nécessaire.
CONOILB.
Dieu nous doint en tout bien préfiedre! Nous avons des cas bien pesans.
Je frapperai on coup.
LfiGOSCILE
(y/mmençonê ûu. plos néœMaire :
l)^%Vhûïon% ceux qui sont présenfl.
VàVÈBlM.
in prfMnte que je me rens iMr^tti Uaim tans aller plus loing Au caii qa*il en seroit besoing.
Je croy bien votre intention, Ojrea&-votw, Béformation?
lÀi^nt^moy et despëcbez France.
BéFOaiCATIOlf.
Ajktu peur de mener la dance, Qui ainsi brais à la volée?
Pi^^, dusKez estre brûlée, Car tu ne (aia que te moquer.
H'i te voulsissefl révoquer J>e bon cœur, tu eusses mercy.
HiBÂSIB.
Attendez que reviengne cy
L'ambassade qui est en Boesme,
Et, foy je doy Dieu et mon proesme, .
S'ils se rendent, je me rendray.
S'il vous piaist, je les attendray.
Vous savez qu'ils estoient défendeurs.
Je suis en mains de revendeurs;
Je ne leur sçay comment leur complaire.
BiFOnHATION.
Regardez que vous voulez faire ; Vous oyez ce qu'elle respont.
DE BâSLE. 43
OOMOltB.
Si ne fust pour rompre le pont Pftr où les uns doivent venir, Je la fisse bien court tenir ; Mais il leur faut garder passage.