‹ Œuvres de Georges Chastellain (volume 2)Chapitre 20 sur 45 · A JEHAN CASTEL. U · texte numérisé non relu

A JEHAN CASTEL. U

Qae j*ayme antant qpe frères oa nepveax, Pour te monstrer signe de cœur humain.

Que plust à Dieu que sans taster de main, Je te touchasse, aujourdliuy intangible, Et de ton œil tu me visses demain Sans regarder, et je fasse invisible.

Ici se trouvent intercalées dans le ms. 2366, deux strophes qui ne sont pas de Jean Castel ;

Adonay des cieulx fabricquateur, Qui du monde gouverne la machine, Dont trois fois fut saint Pierre négateur Par la langue de Tordeuse meschine, Face oelluy des dos courbe ou d'eschine Ou au gibet trayner au chériot, Qui trahison te pourchasse et machine, Comme Judas le traistre Scariot.

Escript par moj de l'université Estudiant Castel en un collège.

Dedans Paris où maint divers cité Larron se voit quand il est sacrilège Ou homicide ou commet sortilège ; Là face firuict lequel a privilège.

Dont est pitié quant après il fautqu*on Porte souvent Varbre de Monfaulcon.

Le copiste du n« 2966 se nommait-il aussi Castel? 11 est fort probable qu'il était, comme il le dit, étudiant dans un collège de Paris, et Tadjonction de ces deux strophes ne constitue qu*une farce d'écolier.

Voici la fin de la réponse de Jean Castel :

Plus tien que mien me répute castel Dont chastelain tu es, garde et concierge, Qui te vouldroye honneur faire en cas tel Qu'en gré Dieu l'eust et la trè»-doulce Vierge; Car plus ardaUt que brandon, torche ou cierge. Mon désir est d'avoir ta congooissance, N'aultre que toy en ce monde ne quiers-je. Après mon Dieu et ceulx de ma naissance.

toi. Ti. 40

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