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« noier antoor il pui^t devenir blanc? nenny Toir! Dcmc-
< ques ce que Entendement en fait, il le fiait oonstraint, c et parce que lui-mesme perçoit que le cas est maiiTais c en 80J et plein de Tenin; et pour tant contend*il à le
< parer et vestir d'une robe de déception, pour abuser c gens; mais toutesroies ne peut, que tousjoiys la chose
< ne demeure en sa nature, telle conmie elle est, et que « Facteur anssy ne demeure enfangié de lordure de son € escrit. »
A cest argimient fl y cbiet, dame, response moult belle. Et prends, au nom de l'acteur, le pire que telles gens pourroient supposer, et que l'acteur soit vaincu de non avoir autre sens en son escrit que le littéral, ainsy qu il glt. Donc, pour lui venir à secours, et que raison veut que la plus foible partie trouve main forte aucune pour la deffendre , je dis pour l'acteur : que encore en son sens littéral ne peut avoir tant de mespris, qu'en équité et jugement de raison saine ne se puist honnourablement parer et sauver sans encourir grief. Et ce je te prouve par exemple et par induction véritable de ce qui avient tous les jours par fait, qui est trop plus que parole. Tu vois tous les jours vassaux ,avec leur prince mener guerre encontre un autre plus grand , et iceux mettre main violente en un roy, ruer en lui et se joindre au corps en ba* taille, le vaincre et occire sous la main de son seigneur. Comme doncqnes main mise est le dernier exploit d'appétit vindicatif, et que nulle injure n'est si griëve que percussion, n'est doncques parole aigre plus supportable que main mise, quand main exécute son ire par fait, et cœur passionné tant seulement par parole, qui ne offense que Toye? Donc, comme vrai est que Dieu a créé les hommes de divers semblans , les a créés aussy de diverses condi*
lions, de diverses natures et influences, et leur a donné diverses propriétés différentes : les uns a fait naistre à labeurs et œuvres serviles, autres à gouvernement de villes et de cités, autres à préfectures et dignités sur le peuple, autres à marchandises et mutuations de biens, autres à servir l'église en diversités de degrés , autres à maintenir Testât de noblesse en diversités d'ordres, en bacheliers, en chevaliers, en barons et en haulx princes , roys et ducs, qui tous respondent à une vocation finale, qui est de deffendre l'église de Dieu, augmenter et targier la foy chrestienne, garder le peuple d'oppression, maintenir la chose publique et conserver en estât, rebouter force par roideur, tirannie par puissance, rébellion par bataille, fortifier paix, esvigorer justice, et soustenir et essourdre vertus et vie tranquille.
Cestes droit-cy sont les propriétés appartenans à Testât des nobles, et en quoy se doivent exposer selon leur vocation. Donc et comme il a ordonné une telle iérarchie de précieux hommes bateillëres, et qui ont cœurs pour hautementemprendre, perfections pour glorieusement conduire, natures non espaourées, corps pour rompre batailles, bras pour vaincre et faire cheoir hommes par milliers : ne peut-il avoir créé aussy et fait naistre aucuns qui ont natures pour loger diverses conceptions , yeux pour spéculer et entendre les choses variables de ce monde , dont les unes sont contemplatives, autres de triste inspection? Et emprës tels regars, comme choses conçues donnent ou passion ou joie, et qu'en l'homme n'a membre qui ne serve et n'ait son office, n'y peut-il avoir langue qui profère ce qui est conçu, et main qui mette en escrit la vuidange de son entendre? Certes sy fait. Et sont tels gens aussy nécessaires et de semblable utilité avec les autres, à prendre