AU BON DUC DE BOVRGONGNE
Bends-luy ton cœur, tes veines curieuses; Joings vers le ciel tes mains laborieuses De tant dlionneur et de gloires publiques, Quant sur tous rois et princes catholiques, Tu es celuy qui plus en as reçu :
Or, luy rends donc ce qu*il en est dû.
Betray ton cœur de ce règne finable, Dont la douceur est flattant ennemie ; Quiers à régner, prince non terminable.
Après mortel régner tout permanable.
Trouvant partout la grAce Dieu amie.
J'espoire ause^r qu'elle ne vouldroit mie T'avoir donné tanLde grâce fertile, Pour te Youbir faillir au plus utile.
Tu as esté un certain duc paisible.
Bien exploitant sa commission sainte; Et au plus près de ton juste possible.
Tu as esté vers ton peuple entendlble, Pour le mener à salutaire atteinte.
Encontre toute entreprise et empainte De Pharaon parmy la rouge mer:
Sy t'en doit bien remérir et aimer.
En ta valeur et vertu singulière.
Dieu a béni ta terre et tes suppos.
Et y tramis grâce particulière,
Transquilité, paix, gloire séculière.
Trop plus qu'ailleurs et de plus long repos.
Los en ait-il en ton noble propos,
Qui par ton heur nous fait bien heureux vivre.
Mais toy failly, peur dure nous enyvre.
Honneur du monde et parement de France, Salut greigneur du peupte chrestien,
IM ÉPISTAE AU 1019 DUC DE BODHGORGNEL
Miroir jojtuz de noltre itmembruce.
Or 77 ea Diea «t meun^ en espérance.
Quant tu moumuii certes tu yra» bien ; Tu as rég^ noble duc terrien :
Sy régneras, j'eipoire» en tes Tertus»
Prince éternel, tout glorieux salât.
Là tu auras toy, noble maisnle.
Ton Rolin eagfe et ton noble Crdj, Soubs qui haut sens et vertu infinie Ta gloire humaine a esté parfumie»
Ferme touÉJoars tant qu*il en ont joj« Je requiers Dieu que j'en puisse estre oj.
Et doinst la grâce à George, haut lyon l D*e8tre à tes pieds humble tabellion !