‹ Œuvres de Georges ChastellainChapitre 37 sur 88 · CHAPITRE XLHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLHI

Comment le duc se rendit à BrusseUes et des grans honneurs qa*il fit au dauphin.

Le duc donques, aiant expédié ses affaires en Hollande, parti de Dordrecht, et prenant terre en son pays de Brabant, disposa ses journées pour estre au jour qu'avoit dit à Brusselles devers le dauphin, vers lequel toutevoies trois jours paravant avoit envoyé son fils le conte de Charolcris acompagné de plusieurs haulx et grans barons en nombre

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environ trois cens chevaux pour le bienviegnier. Sy en avoit esté Tassamblement moult bel à veoir et bien amiable, car ne s'estoient jamais entrevus. Or s'en venoit le duc tire h tire quant que pouvoit, et approchié jà de Brusselles à une lieue près, ledit dauphin envoia aucuns des plus grans de sa maison au-devant de luy, et luy-mesme quant le sentiroit près de la porte, délibéra d*y aller en personne jusques au dehors des murs pour le bienviegnier, car & ce faire, ce disoit, le dévoient mouvoir plusieurs causes que toutes avoit regardées et par lesquelles il le pouvoit bien faire, non obstant que plusgrant fust et son souverain, dont la cause première que vouloit alléguer droit-cy, c'estoit que vraie embraisée amour le lui devroit faire faire afin de lui monstrer comment par grant affection il estoit venu devers luy de si loingtain pays et dont l'attargement d'une heure lui duroit un jour par faim qu avoit de le veoir. La seconde cause que alléguoit, c'estoit la réputation de sa personne, de laquelle il avoit oy tant de haulx et glorieux recors, que de prince de la terre n'avoit fait estime que de luy, et mesmes veoit à l'œil maintenant qu'aveuques les gloires jà obtenues et passées tant maintes, encore tout frescement retournoit glorieux vainqueur d'Utrecht et espoanteur des AUemans. La tierce cause, il la fondoit sur la commune voix des hommes, disant que l'honneur et la prudommie de France gisoit en luy, ensamble le salut et le ressuscitement du royaume par la paix donnée & son père. La quarte il fondoit en ce qui estoit vray, car il le jugeoit un des plus puissans princes des crestiens et avoir dehors du royaume autant ou plus quededens, et de quoy il estoit prince souverain sans riens en recognoistre à nul. Et la quinte cause et darrenière, il regardoit comment il venoit devers luy à refuge pour

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confort et soustenement, et rnesmes en son pays de Braibant où il estoit souverain, et pour ceste cause veuillant ignorer quel il estoit ou devoit estre en France, se vouloit humilier mesmes survenant en lempire, et ne lui sambloit point chose dissonant que le plus grant fondé en causes légitimes honorast son moindre plein de haulx titres % car tant vaut Thomme , ce disoit , tant vaut sa fortune , et tant vaut sa fortune, tant vaut son exaltation , et par ainsy donques toutes ces choses droit-cy considérées, délibéra et conclut réalement de monter à cheval et d'aller mesmes jusques à sa personne le saluer aux champs. Sy en fut adverti le duc qui, ferrant battant, envoia devers luy trois, quatre messages, Tun sur Tautre, pour lui dire que, si décela faire il se voulsist avancier, il promettoità Dieu que prestement il retoumeroit dont il estoit venu, et s'en iroit en recullon de luy tant avant et si loings que de l'année ne le trouveroit, ne ne le verroit, et en fist ce qu'il pust ; car faisoit dire que ce lui seroit une dérision et charge qui jamais ne lui cherroit et qui lui seroit imputée par l'univers siècle à grant oultrage et foUie et de quoy il se vouloit bien passer. Sy en fut le duc très-amèrement courcié en cœur, et n'avoit peur autre fors que surpris se trouvast de ce qu'on lui disoit, et pour tant envoia coup sur coup personnes tousjours pour rompre ceste follie, de laquelle il se fust crucifié de dueil, et en effet, les envoyés devers luy le rompirent enfin, mais à grant dur, et demora en sa chambre emprès la ducesse jusques h son descendre, et ce qu'avoit de gens de bien en sa maison, tout envoia au devant en son nom.

Or, estoit le duc devant les portes et devoit entrer

* On avait écrit d*abord : « Plein de clartés et de baulx titres. »

dedens, quant Hervé de Mériadec, son grant escuier d*escuirie, vint & luy et lui demanda : « Monseigneur, vous « plaist-il point que je porte l'espée devant vous mainte- « nant à l'entrée de ceste ville, pour cause que monsei- « gneur le dauphin y est? Comment vous plaist-il qu'on < en face? » — Sy respondi le duc : « Voirement nenni; « je ne veul pas que l'on porte espée devant moy en lieu € où il soit, car je ne le veul faire, ne ne doy. » — « Et « comment, monseigneur, ce dirent les aucuns alors, « vous estes maintenant en l'empire là où le roy n'a que « cognoistre, ne homme du monde fors vous, et pourquoy « ne ferez-vous porter espée devant vous, là où vous estes « prince souverain? > — « Ne m'en chault, ce dit le duc, « c'est mon chief de qui je sids venu, et par la gloire et € honneur que je tire de ce costé-là, je tiens et possède « mes autres terres et seignouries en l'empire. >Que vous feroie-je long conte? Le duc entra en sa ville de Brusselles, moult hautement accompagné de noble et grant chevalerie, et montant contre-mont la ville, vint descendre non pas en son hostel là où il avoit appris, mais enmy les bailles devant la porte de sa maison , et samblablement tous les autres princes et barons qui venus estoient aveuques luy. Sy entra dedens et raddement marcha ouitre, car se perçut du noble fils de roy qui estoit descendu de sa chambre et tenant la ducesse par la main l'attendoit enmy la court bien avant et venoit au devant de luy raddement à bras ouverts, comme si jamais n'y pourroit venir à temps, et le duc le perçut dès le premier pié qu'il mîst à l'entrée de la porte, se deffula * tout à nu et se laissa cheoir à genoux, puis à coup s'avança très-hastivement, et

■ Se d^ula, ôiSL son chvkpean.

en marchant encontre le dauphin, le dauphin marcha contre luy et lui rompy la moitié de son erre et le saisi àhras et TacoUa si estroit qu'à peine se pouvoit laissier couler à terre le duc, lequel toutevoies se mist à genoux maugré et à force de l'autre et là se tint tout quoy sans bouger une espassette que ledit dauphin pour effort, ne pour prière, ne le pot onques faire sourdre en pies*. Et lui dist le duc : « Monseigneur, vostre venue par deçà m'est une « grant joye en cœur, je loue Dieu et vous de l'honneur et « de la bonne aventure que j'ay aujourduy à vostre c cause, et aussi bien soiez-vous venu comme fut l'angle « Gabriel à la Vierge Marie, car si grant joye ne reçus « onques, ne tant d'honneur que une fois en ma vie je € vous ay pu veoir et recevoir en mes pays qui vostres t sont et à vostre service. » Sy fut le dauphin tout entrepris et esvergondé des humbles et affectueuses paroles de ce duc, et à peines ne savoit quels termes, ne quels samblans tenir pour lui rendre responses condignes à ce que veoit, car veoit l'honneur et le sens du monde en un corps dont jamais n'avoit vu un tel, et duquel par une seule première vue il jugeoit et approuvoit véritables tous les

' Éléonore de Poitiers rapporte que, malgré les instances de la duchesse, le dauphin s'avança au milieu de la cour pour aller au-deyant du duc. Philippe descendit aussitôt de cheval : a Et dès qu'il perçut « monsieur le dauphin, il s'agenouilla jusques à terre. Monsieur le « dauphin voulut marcher ; mais madame, laquelle il tenoit par le « bras, le retint, et monsieur le duc s'avança tant qu'il eust fait le u deuxiesme honneur, premier que le dauphin sceust venir à luy ; et <« quand il vint à luy, le duc s'agenouilla jusques à terre, et le dauphin « le prinst bras-à-bras. » Ces honneurs eurent leur code dans l'étiquette de Bourgogne et dans l'étiquette d'Espagne qui lui succéda. Eléonore de Poitiers qui le rédigea, était Ûlle de Jean, seigneur d'Arcbies, et d'Isabelle de Portugal, et femme de Guillaume de Stavele, vicomte de Fumes. Sa Ûlle épousa successivement Robert de Melun et Jean de Croy.

SIO CHRONIQUE

haulx recorfi qui onques lui en avoient esté faits. Sy s'efforça tousjours ledit dauphin de faire lever son bel onde, comme courcié de tant d'honneur à luy faite» mais ne le pouvoit faire lever, ne par force, ne par prière, non ohstant qu'il lui dist : « Par ma foy, beaux oncles, si vous ne vous € levez, je m'en iray et vous laisseray. Vous estes le seul c au monde que plus ay désiré à veoir, long temps a, et c appert bien, car j'en suis venu de bien loin et à grant € dan^ier, Sy loue Dieu que je vous treuve sain et en bon c estât, et m'est la plus grant joye que j eus onques que la t vue de vostre personne. Beaux oncles, si Dieu plaist, « nous forons bonne chière ensemble, et vous conteray « de me* aventures, et vous, vous me direz des vostres. > £t en parlant l'un à l'autre, les larmes h tous deux cheuftnt des yeux d'abondance de joye, et mesme n'y avoit nul emprèB, qui ne fust excité à larmes et qui ne plorast de leur conjoïssement si débonnaire.

Après ce premier assemblement fait, le duc se leva en pies ot salua la ducesse et contesse de Charolois sa fille, puis ]e prist le dauphin par la main et dist : c Beaux « oncles, il vous convient aller desouser* et vous retraire

< en vostre chambre, allons-en là-haut. » Sy alla ledit ituphin devant, tirant tousjours après luy le duc qui tousjours avoit la teste nue, et monta contre-mont les degrés, dont si tost qu'il fut à mont, prist congé -du duc et lui dist : t Beaux oncles, vous m'avez fait ordonner et « mettre à point vostre chambre et vostre logis que vous

< avez fait faire tout propre à vous. Par ma foy, beaux « oncles, je vous mercie ; mais certes je n'y logeray point, c j'ai pris mon logis là-haut au-deseur de vous, qui m'est

* Desouser, deshcuser, ôter ses houseaux.

« bon et propice, et n'en veuil point d'antre. Ponr tant « boutez-vous en vostre chambre que vous avez apprise, . « car quant à moy je n'y logeray jamais pour retourner « premier dont je suis venu. » Sy ot droit-là, à cause de ceste chambre, un grant estrif et une longue contradiction de l'un à l'autre, et ne vouloit nulluy ploier à la volonté du requérant. Finablement toutevoies, il convint que le duc ploiast et que, voulsist, non voulsist, il demorast en sa chambre et en son lieu appris et qu'il souffiist à son nouvel survenu prendre tel logis qu'il lui plaisoit, et par ainsi prirent congé l'un à l'autre pour une heure de temps jusques le duc se seroit un petit aisié et mis à point, et tantost après se trouvèrent ensamble là où leurs paroles commencèrent petit à petit à tirer au sens, espécialement du costé du dauphin qui commençoit à descouvrir de ses affaires et des causes de son advénement droit-là, à quoy le duc presta ententives oreilles, tondis le confortant et promettant de lui estre père et serviteur sans variation, ne regret, et non pensant autrement fors que venu fust devers luy, non pour demeure, mais pour avisement et conseil en ses affaires, là où bien se voudroit emploier de son possible, pensant y acquérir los et mérite envers Dieu, et de fait ne visa, ne à mal, ne à fraude, ne à utilité privée qui fust au monde en ce cas droit-cy, mais tant seulement à servir et à renforcier le bien publique de ce royaume* et à mettre paix entre le père et le fils, qui tant et si longuement avoient esté en froideur ensamble*. En laquelle chose faisant, il lui sambloit aussi que Dieu et le monde se devroient tenir à contons et que puisque fortune

> On avait écrit à*abord : mais tant seulement à hmneur et bien publique, salut du royaume.

* On avait ajouté : que c'estoit pité.

Tavoit ainsi ordonné que d'avoir amené Théritier de la couronne entre ses bras, il lui feroit tant d'honneurs et de révérences que le roy son père mesme, que jamais n'avoit vu, s'appercevroit clèrement de l'honneur et bien que vouloit à sa personne, par l'affection monstrée au fils, comme il fit certes, car onques, ce croy-je, povre gentilhomme ne se monstra plus humble devant un haut prince comme il se monstra devant luy, fust à pié, fust à cheval, ou fust en chambre ou en pleine rue, tellement que maintesfois eux allans aux champs ou chevauchans par les rues, quant le dauphin l'araisonna tel fois que très-fort pluvoit ou faisoit froit, tousjours se deffuloit à nus cheveux, ne jamais n'eust voulu avoir chapeau, ne chaperon en teste, en la parole ou en la présence de l'autre, non obstant grans efforcemens maintes fois que ledit dauphin fit à rencontre, là où il ne pouvoit riens vaincre *.

En ceste manière qu'avez oye, s'assamblèrent ces deux princes à Brusselles, là où les chières et le conjo'issemens furent grans entre eux, samblablement et entre tous les seigneurs et barons d'un costé et d'autre, qui firent leurs accointances et cognoisîwnces ensamble. Et avoit fait commander le duc par toute la ville haut et bas et pareillement à tous ceux de son hostel, que tout le monde honorast, supportast et complust aux gens et serviteurs du dauphin, et que chascun leur fust doux et amiable et prest et prompt à complaire. Pareillement aussi avoit fait le dauphin à ses gens et leur avoit donné termes et règles

> Numquam ad Delpbinum accessit nisi, cum genuflexione prœvia, caput etiam nudatum haberet. Cum simul equitarent, nisi ad dexterum latas eum stare permisit, ita ut nunquam caput ejus cul insidebat equi, permitteret caudam illius cui insideret Delpbinus, pertransire (Tbomas Basin).

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qae dévoient tenir envers les gens du duc, sur grandes amendes et punitions, car désiroit bien qu ils se portassent comme gens de bien et comme serviteurs duis de bonne main, et souverainement au pays où il estoient en marches estranges, là où gens de bien doivent monstrer l'honneur qui est en eux plus qu'en pays propre. Aussi certes ils estoient tant duis et tant courtois les grans d'entour luy que nul ne pouvoit plus, aussy y avoit-il de haulx et de nobles barons, entre lesquels pour principaux gouverneurs estoient Jehan de Lescut, gascon, nommé bastard d'Ermignac*, et le seigneur de Montaban, breton*. Y avoit aussy un moult noble et très-haut baron, filleul et parent du dauphin, nommé George de la Trémoulle, seigneur de Craon*, fils jadis de messire George, seigneur de la Tré-

> Jean de Lescnn, bâtard d'Ârmagnao. Louis XI lui donna le comté de Comminge, le 3 août 1461, et le créa le même jour maréchal de France. Il était fils, selon les uns, d'Amould de Lescun et d'Anne d' Armagnac; selon d'autres, de Jean IV, comte d'Armagnac. — On conserve aux archives générales du royaume des quittances données par le bâtard d'Armagnac et Jean de Montauban, de ce qu'ils recevaient du duc de Bourgogne « pour soy aidier à entretenir au service de monseigneur le dauphin. »

* Jean de Montauban était fils on f^ère d'Artus de Montauban, qui avait été le geôlier et le meurtrier de Gilles de Bretagne, mis à mort par l'ordre do son frère : « De celle mort piteuse, on parle autrement « en Bretaigne et ont écrit plusieurs qu'il y eut du poil de leu envers « lesdits de Montauban pour tant qu'ils le firent mourir par faulx « donnés à entendre à son firère ; car il estoit content de faire tout ce a que le. roy et son frère eussent voulu ; mais on leur rescrivoit tout « au contraire. » (Contin. de Monstrelet^ p. 31.) Jean de Montauban fut longtemps le principal favori de Louis XI. Voyez le jugement qu'en porte Thomas Basin, édition de M. Quicherat, II, pp. 19 et 22. II mourut en 1466. « Il avait eu des biens du royaume et argent inestimable , dit « Jean de Troyes, et no fut point pleuré, i»

» Georges, seigneur de Craon. Bien qu'il fût premier chambellan héréditaire de Bourgogne, il contribua à la spoliation de Théritière de Charles le Hardi, et reçut le gouvernement de la Bourgogne des mains de Louis XI. Il avait épousé une fille du sire de Montauban.

TOI. III. i4

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moulle, qui si grandement régna en France. Avoit aussgr aveuques luy un chevalier breton, un moult bel et haut homme, nommé le seigneur de Plessis, un autre nommé le seigneur de la Barde, neveu au seigneur de Pons, banny et chassé de France, comme en mon second livre icy-devaut a esté déclaré coonment et pourquoy * . Sy estoit cestui de la Barde renommé en son temps la plus vaillant lance du royaume et la plus outrageuse, qui moins toutevoies le sambloit non armé et en lieu de paix, car de plus bé* nigne, ne de plus doux homme ne pourroit parler nul \ Avoit aussi un nommé le seigneur de Cressol*, dauphinois, qui avoit esté son mignon' de par delà, un autre nommé le seigneur de Villers, breton, beau fils et net. Or estoit entré en jeu aveuc son maistre nouvellement un autre nommé Waste*, son premier vallet de chambre de viel temps, qui estoit son tout et son seul secré, et signoit mesmes toutes lettres en son nom. Avoit djautres gentilshommes aussy jusques au nombre bien de quarante» dont la récitation seroit trop longue et pourroit donner annuy

* Cette partie du livre II n'a pas été retrouvée.

* Le sire de la Barde fut Tun des prineipaux conseillers de Louis XI. Toyez Basin, édition de M. Quicherat, II, p. 232.

* Louis Bastet, sire de Crussol, flls de Géraud Basiet et d'Alix de Lastio. Louis XI le fit chambellan, grand panetier, général de lartillerie, gouverneur du Pauphiné, sénéchal de Poitou. Son frère devint archevêque de Tours.

^ Jean Wast était fils d'un valet de chambre du duc de Berry. Les registres de la ville de Rouen de 1462 le nomment « noble hommo « Jehan de Montespedon , conseiller et chambellan du roy nostro « seigneur et son bailly do Rouen, et très-prouchain dudit seigneur. » En 1463» Jean Wast obtint une partie des domaines confisqués sur le comte de Dammartin. En 1479, il était l'un des chefs de l'armée française il la bataille de Guinegate, et il y périt. Il s'était élevé, grâce à la faveur de Louja XI> à une ai haute fortune, que Vune de ses petite»fiiUes épousa lui prince de la maison de Bourben (Charles de Bourbon, prince de la Roche-sur- Yon).

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aux Hsana, qui tous estaient gens bien appris et emm^ niérésy et se portaient tellement que tout le monde leur donna grâce etlos.

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