‹ uvres de GilbertChapitre 30 sur 43 · A M. DORAT · texte numérisé non relu

A M. DORAT

Les Grâces, à l'Amour enviant ces faveurs, Et Tâme de dépit profondément touchée ,

Autour de lui se rassemblaient en chœurs ; Et, voulant que leurs mains eussent part à l'ouvrage, S'approchaient en dansant, et le semaient de fleurs : La Jalousie, en vain versant des pleurs de rage, D'un antre me criait : Ces fleurs sont des pavots. Curieux, je m'approche, et ne vois que des roses Brillantes par leur pourpre et fraîchement écloses. Connais-tu ce mortel , vainqueur de cent rivaux , Me dit l'Amour, surpris de me voir sur ses traces , Toi dont l'œil de sa gloire envisage l'éclat ? Oui, dis-je, quand on voit un mortel près des Grâces, Craint-on de se tromper en disant : C'est Dorât.

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