‹ uvres de GressetChapitre 210 sur 215 · I .1 boi gaul · texte numérisé non relu

I .1 boi gaul

Sa us h a a des . mie,

•. ité, Que de se i embrun it la vie , . qaer la Létbarpe .

• us, ri la surdité ,

Parmi cette monotonie I U pel i«- sublimité,

I rop eunuy< lis. . i ,, \ 1 1 ité . Pour une nu, île, une folie.

Heureusement ce t . • n rhéteur,

cette ti iste livn <• i s- pédantei i« el d'humeur, 1 .un lie .m terme de » .i dui ée.

1 'époque d'un d m • in boaiu ur, < )n\ i.mi de la route i Le com s radi» ax el sert in De l'alégresse i

Répand la fraîcheur du matin Sur la France régén Et dn plus paisible destin N.ius trace l'augure certain Dans la bienfaisance D'un jeune ei brillant soatvenû .

D'nne jeune unie ai Sur : .mis leurs pas jonchés île tlenrs La Gaieté Françoise et les t Im i ■ Vont, par leurs i.t-\ uns enehanteiirs . De Nuis les SOU< is il< strncteuts Effacei jusqu'aux moindre* traces.

Les penseurs noirs, li s raisonneurs.

Les gens à phrases . les (rondeurs , Et t. >us les ennuyeux célébrée .

Rentrent dans leur destin olisctir :

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Ainsi que les oiseaux funèbres, Dès que s'ouvre un ciel frais et pur Rayonnant de pourpre et d'azur, Se replongent dans leurs ténèbres.

Directeur de l'Académie franco ise , au discours de réception de M. Suard , le 4 août 1774.

OXSIEOR,

Nous devons à vos travaux des fruits de la littérature étrangère; l'Académie francoise, en vous adoptant, acquitte une dette de la littérature nationale. Vos premiers titres, consignés dans le Journal étranger et dans les / 'ariètés littéraires, se sont étendus par la traduction de Y Histoire angloise de Charles - Quint , traduction pleine dame, de force, d'élégance, et vantée par l'auteur même de l'ouvrage ; hommage assez rarement rendu par l'amour-propre paternel.

Je m'arrèterois avec justice sur la manière heureuse dont vous avez fait parler la langue francoise aux écrivains des autres nations, sur les ouvrages que nous avons droit d'attendre de vous , sur ces qualités si précieuses dans le commerce de la vie, sur ce caractère sociable, le premier talent, le premier esprit pour le bonbeur personnel, ainsi que pour celui des autres ; caractère par-tout si désirable , et sur-tout dans la carrière des lettres ou l'on en donne inutilement des préceptes si l'on n'y joint l'exemple, la première des leçons; caractère que vous avez si bien prouvé par l'union

de vos i r.i \ aux Avec ceux de l'amitié: enfin, instruit pai 1 nii.iiiunc t moigna e de ceux qui % < m >> connoissent, je ponrrois, monsieur, vous parler jilns long -temps île vous-même, si je n'étois persuadé que les louanges en face sont pn ne toujours aussi embarrassantes pour celui qui les reç i t que pour oelui qui les donne, et communément assez. Fastidieuses pour ceux, qui le-, entendent.

des morts est donc le seul que l'on pardonne! mais s'il faut, pour fonder la louange de ceux qui ne sont pins , des événements bienavos -, des traits marqués, des détails bien connus, des opérations personnelles et donl on n'ait partagé là gloire avec personne, on ne penl qu'imparfaite- 111. ni crayonner le mort illustre à qui L'académie Françoise ren I ici les derniers honneurs. L'utilité de ses talents dans la carrière importante qu'il a parcourue peut bien être indiquée ; niais les nnages impénétrables qui dérobent L'entrée, les routes, et le terme de cette carrière ayant dû toujours cotf- \ rir boutes les marches, t'>us le- services d'un homme consacré pendant toute si ^ ie aux secrets de son maître et des autres souverains , ses talents politiques , ses travaux particuliers , s sonnets, tout reste sous Le voile: quarante années de services ne laissent presque aucun point ou l'on puisse le voir seul , le suivre , le célébrer. Dans tons les empires ce n'est tout an plus que dans le- moments des traites, des alliances heurctis.-s , de ers grandes époques, que la ri no m m 'e ose quelquefois , bien ou mai-à-propos, mêler le nom des cooperateurs qui ont secondé par leurs veilles Le mrnrsrre brillant dont le génie a été l'ame de ces grands événements. In partage bien différent règle le sort du mérite véritable dans toutes les autre.- carrières

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de la célébrité, où quelques hommes rares s'élanceut et planeut au-dessus de la multitude; hommes de guerre supérieurs, magistrats enunents, écri- Tains créateurs , négociants distingués , tous ces différents génies exposés à tous les regards, sont successivement appréciés par la. vérité, et mis à leur ran£ par la voix publique ; la lumière les environne, leurs preuves les accompagnent, chaque jour les juge et les couronne ; iL n'est que l'homme ntile , attaché dans le second ran<* au ministère chargé du secret des puissances, il n'est que lui qui n'ait pas le droit de laisser parler ses services, ses titres à la reconnoissance publique quand il la nurite ; la gloire , muette pour lui tandis qu'il respire , l'attend au tombeau, le nomme alors sans rien dévoiler de ce qu'il a f;iit ; et son élo«e, ainsi que celui de ses pareils , pour être rempli avec justesse, ne pourroit être bien fait que par des ministres , et bien juge que par des souverains.

Réduits an silence sur ces objets, car les éloges doivent porter sur des faits, ou ne sont que des mots , plaçons du moins daus nos souvenirs de M. de la Tille, évèque de Tricomie , plaçons un fait qui appartient uniquement à sa gloire, un fait qui ne doit pas être oublié sur la tombe d'un prince de l'église : plusieurs cures dépendoient de l'abbaye qu'il avoit en Picardie depuis bien des années; sachant combien l'instruction et les mœurs des peuples tiennent essentiellement au choix que l'on fait des pasteurs du second ordre , éloigné de la province, ne pouvant connoitre par lui-même les sujets dignes d'être placés à la tête de ses paroisses ; craignant avec raison que tant de petits protecteurs ennuyeux , qui écrivent sans fin , recommandent au hasard, et trompent sans scrupule, ne vinssent souvent lui arracher des "races iu;ustes

i i 2 REPONSE

dont sa conscience anroit répondu; toujours inspiré par son respect et son zèle pour la religion, il avoit depuis long-temps remis les droits de toutes ses nominations an prélat il immortelle mémoire qu'Amiens yient de perdre, l'ornement, le saint, l'ange de son siècle, et dont le nom chéri de toute la France, connu de toute l'Europe, dont le nom seul , que ma douleur m'empêche île prononcer, rappelle le modèle le plus parfait que L'humanité ait peut-être jamais offert de tout- s les vertus de 1 homme céleste et de toutes les «races de L'homme aimable (i).

Vous nous rendrez, monsieur, l'esprit facile et toujours laborieux de votre prédécesseur; vos talents partageront les travaux de cette compagnie pour la conservation île la langue Françoise.

Une dissertât ion .savante , couronnée par l'académie royale de Trusse, a montré l'influence des opinions sur le langage, et du langage sur les opinions. Le célèbre Michaè'lis établit ce svstèine lumineux avec autant de profondeur que d'élévation : ii interroge les Langues des temps antiques, du moyen âge, et de notre siècle; il dévoile les monuments, il confronte les nations, il compare les époques , il démontre, autant qu'il est possible aux connoissauces de l'homme savant et à la sagacité de l'homme qui pense , l'origine, la filiation des divers langages , /'action des idées sur les termes , et l'action réciproque de l'expression sur la pensée. Mais au-delà de cet ouvrage, dont l'immense étendue suffit bien au désir de connoitre la marche du langage, il reste à faire un travail utile à la raison, nécessaire au

(i) M. Louis-François-Gabriel d'Orléans de la Motte , évêque d'Amiens , mort dans .son palais épiscopal le lojuiu 1774. dans sa quai re-vingt douzième année.

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goût, nécessaire; même à la vertu publique : dans cette carrière d- réflexions sur les langues il reste une roule nouvelle à parcourir ; en exposant comment la langue suit les mœurs dans leurs révolutions, en montrant combien les mœurs d'un temps ont d'empire sur le langage, combien leur amollissement, leur décadence, leur d-pravation énervent, dégradent et corrompent le style également dans les écrits' et dans les conversations, on serviroit sans doute le bon sens, l'bonneur, la langue , et lj patrie.

Cet objet, messieurs, pourroit être b:en longuement traité, sur-tout dans une époque où l'on délaie en plusieurs volumes une foule de sujets, qui , pour être neuis par-tout, demanderoieut à peine quelques pages ; on pourroit en faire de grands discours pompeusement petits, des essais volumineux, des projets d éducation , des traités élémentaires sur-tout ; car les éléments en tout genre sont fort à la mode, et par-tout on remet cet univers à la lisière: par du remplissage et des pbrases sur cet objet si intéressant j 'euuuierois aussi bieu et peutêtre mieux qu'un autre; mais les bornes du temps (jui m'est prescrit ne me permettant point de donner les développements nécessaires à cet objet, je ne puis vous demander, messieurs, qu'une première vue, un coup-d'œil rapide sur l'esquisse légère que je vais crayonner de l'empire des mœurs sur le langage. Sans doute ce pouvoir impérieux, si agissant pour le bien et pour le mal, n'est que trop démontré dans le second genre, tant par les pertes réelles (pie par les nuisibles acquisitions que notre langue a faites de nos jours. Ce double regret à exprimer appartient naturellement à la place que j'ai l'bonneur d'occuper aujourd'bui ; et l'académie françoise, ebargée depuis cent quarante années par

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