‹ uvres de GressetChapitre 211 sur 215 · RÉPONSE · texte numérisé non relu

RÉPONSE

le gouvernement île veiller sur la langue, a les premiers droits de réclamer contre les atteintes <|iii lui sont portées, et contre la révolution que celle des mœurs pourroit lui faire sabir.

Sans être les censeurs du temps qui court, rôle qui communément révolte les spectateurs intéressés . ou du moins les eunuie, sans amuser beaucoup celai qui s'en cbarge , nous ne pouvons nous dissimuler que 1'affoiblissement des mœurs anciennes , des mœurs généreuses et franches , nous a successivement enlevé , non seulement un très grand nombre de termes énergiques, lumineux, nécessaires même, et remplacés par de foibles équivalents , mais un très grand nombre aussi de tournures, naturelles, naïves , simples comme la vérité , et fortes comme elle. Dans ces temps de vertu et de bonbenr , où , selon l'expression de Montaigne, la vérité avoit sa franche allure-, dans ces jours où l'on osoit avoir un cœur et ne pas rougir de le prouver, on prononcoit toute idée comme elle venoit d'être conçue, on rendoit tout sentiment comme il venoit d être éprouvé; la nature ne risquoit rien à paraître, et l'onn'avoit point encore inventé les sublimes vernis de tous les genres, ni les gazes perfides qui enveloppent la fausseté.

Que de causes des pertes de la langue et de nos privations! Ces mœurs affoiblies , dégénérées, ce despotisme des colifichets, qui s'étend jusque sur les esprits , ces principes du moment , ces petites idées de fantaisie qui tentent de rabaisser les idées primitives, invariables; cette fausse délicatesse qui ne veut rien que de mode, cette élégance épidémique , plus fausse encore , qui , croyant tout embellir en gâtant tout , ne peut plus aujourd'hui , ni par la pensée ni par le sentiment, avoir rien de commun avec la nature, avec la sitnplesse, la loyauté , les

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autres expressions vénérables, et tout Le styLe mâle , libre et frauc de ces siècles de vertu.

Ce seroitpeu, si l'on veut, que ce dépérissement de plusieurs biens antiques de la langue francoise , de la langue de Montaigne , d'Amvot , et de Sully ; cette perte pourroit même se réparer , suivant l'idée d'Horace sur la renaissance des mots, si les écrivains distingués qui nous restent tentoient, par un sage emploi et par des hardiesses heureuses , de ramener les fermes anciens que nous avons, à regretter ; le goût et le génie leur rendroient la fraîcheur , et leur vieillesse même , en rentrant dans le monde, seroit cajolée par le bon air et la mode. Mais une perte plus frappante est celle qu'éprouve dans cette époque même la langue actuelle , cette langue que l-'énélon , Piacine, Despréaux, et nosautre> maîtres, nous avoient transmise si noble, si brillante , et si pure. Ce n'est point seulement aux écarts de l'esprit et aux travers eu mauvais goût qu'il faut imputer un second genre de pertes et de décadence; mais (àJahonte des mœurs et de la plupart de nos conversations ) l'abus que fait du langage la dépravation qui nous gagne retranche de jour en jour à la langue francoise beaucoup de mots et de façons de s'exprimer, dont on ne peut plus se servir impunément; les gens sensés, les gens vertueux seront bientôt réduits à ne pouvoir plus employer des termes du plus grand usage sans se voir arrêtés, interrompus, tournes en dérision par l'abus misérable des mots , les pitoyables équivoques si bêtement ingénieuses , les stupides allusions de ces demi-plaisauts, de ces bouffons épais qui entendent grossièrement linesseà tout , et dont les plates gentillesses et la triste gaieté s'épanouissent dans la fange. Ainsi donc l>ienté>t les étrangers, qui étudient notre langue dans les auteurs iuiinoe-

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tels du dernier siècle 'i dans les écrivains célèbres

de ne lire âge . rencontrant dans leurs conversations

un usage des termes bien différent de celui qui lei:r

était indiqué par les li\ rea .

faire interpréter les nom elles significations , de se

faire traduire à chaqne pas ce qu'ils écoutent, ee

que l'on a prétendu 'lire sons nne expression qu'ils

croyoient toute simple , el dont pourtant ils voient

tout le monde rire: la nécessité d'un commentaire ,

pour ^tre an ton du jour, leur demandera nne

élude nouvelle, ijui sur la roule 1rs fera souvent rougir pour oons;e1 en apprenant la belle fécondité des tei mes et leur double signification , ils ne \ el ront que lesprogi s du mauvais goût et l'empreinte du vice.

Il s'en faut bien, messieurs, que ces pertes réelles de la langue soient c rapenséèa par ses modernes acquisitions. De quelles tristes rirbi connues il y a peu d'années, et de quelle ridicule bigarrure de noms , ne se tron\ e-l-elle pas sur-

Quel étrange idiome lui est associe par les délires du 1 1) xi- , et par les variations dis fantaisies dans les meubles , les habits . les coëffures . les ragoûts , les voitures ! Quelle foulede termes nouveaux-nés depuis Yottomane jusqu'à la chiffonnière, depuis le frac et la chenille jusqu'au caraco , depuis les baigneuses jusqu'aux iphigénies , depuis le cabriole! el la désobligeante jusqu'au soio <t à la dormeuse ?

Il ne faut pourtant point être tout-à-fait si di.': cile : la plupart de ces nouveaux noms , et de leurs pareils, n'étaut que bizarres et plus ou moins plaisants, comme il est des temps où le ridicule est un aliment de première nécessité, ondoit s. à entendre tous ces noms, aussi essentiels à joiu-

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dre au dictionnaire que les objets qu'ils énoncent sont essentiels à la félicité publique, objets aussi nécessaires que les coèffures modernes le sont au bon sens , les voitures angloises au bonheur de l'aine , et la nouvelle cuisine à la bonne santé. Un sentiment même d humanité réclame tendrement et demande grâce pour tous les nouveaux termes : pour les supprimer il faudroit donc aussi désirer cruellement la suppression des choses intéressantes qu'ils désignent ; ce seroit alors attaquer un point sacré, l'état des personnes , ce seroit vouloir anéantir toute la consistance de tant d'êtres moitié agréables , moitié importants, qui n'existent que par-là , qui n'ont de langage bien décidé que ces termes , de principes que le costume , et dont tout Je mérite seroit perdu, toute l'existence anéantie, si cet univers devenoit assez malheureux pour n'avoir plus ni gazes , ni paillettes , ni johs clievaux, ni dentelles, ni fleurs d'Italie , ni boites à plusieurs ors , ui élégantes , ni merveilleux, ni chenilles.

.le conviens que le mal seroit fort léger si nos acquisitions nouvelles se bornoient à ces noms ; ils iroient se ranger dans la classe de tous les mots techniques dont le dépôt littéraire de notre langue n'est point obligé de se charger. Les arts ont presque tous leur dictionnaire particulier :et d'ailleurs . dans ce temps si fécond en dictionnaires sans lin, on peut se flatter d'avoir incessamment le dictionnaire des modes, grand ouvrage qui manque à notre littérature , et qui sera vraisemblablement an dictionnaire portatif in-seize , pour la plus grande commodité du public; cette entreprise seroit d'autant plus belle , et la spéculation des entrepreneurs lettrés d'autant plus sûre, que la matière de l'ouvrage se renouvelant sans cesse , se variant . s rajeunissant, onponrroit donner un nouveau volume

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aux souscrivantes el aux souscripteurs, de mois en mois, tant que ce vieux cercle des nouveautés pourra tourner, ainsi que les tètes.

Tout cela n'est rien peut-être; mais une acquisition plus réellement nuisible à notre langue, ainsi qu'à tontes celles qui partageraient le même abus , c'est cet art si répandu de parler sans avoir rien à dire, ces demi-mots, ce papillotage éternel d'épigrammes manquées, cette puérile fureur de ne point parler comme nn autre , enfin ce ton décousu , sans idées raisonnables, sans suite aucune, dont il résulte que presque tontes les expressions ne sont que des modulations vagues que l'on imprime à l'air, sans porter la moindre pensée au bou sens , et que presque toutes les conversations , < mployées a faire de l'esprit , ou plutôt à en défaire, ne sont que des clarinettes et des tambourins entremêlés d'assez mauvaises paroles. Dans le temps, peu éloigné encore, ou l'on étoit moins important, moins sublime, la conversation étoit le lien et le ebarnie de la soeieté ; aujourd'hui ce n'est presque plus un plaisir , c'est un travail , une suite de tours de force , nn assaut général d'esprit te' quel, épigrammatiqnc ou croyant l'être ; c'est un état de guerre et de prétentions , où l'on est en garde l'un contre l'autre : on se tend des pièges de mots ; et les ridicules donnés et rendus coûtent d'autant moins que chacun est bien en fonds. Ou s'eutendoit autrefois ; souvent aujourd'hui non senlemeut on ne fait plus deçà» d'entendre les autres, mais on ne se fait pas l'honneur de s'entendre soi-même ; et sans doute tont le monde y gagne ■ l'art en ce genre est porte à un tel point de supériorité , que l'on pourroit parier , d'après le ton de ces êtres bruyants, si confiants, et si ridicules, que le nouveau laugage appelle les merveilleux, les mirlijlors , les élégantes . les et-

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lestes; oui l'on pourroit parier qu'au moyen de leurs nouveaux termes , et de leurs tournures nouvelles, avec tous les grands éclats de rire tristement gais, ils auroat , où et quand l'on voudra, une longue conversation soi-disant françoise .où il n'entrera point une seule phrase raisonnable de françois.

Ce n'est pas tout encore ; il est d'autres acquisitions de notre langue, qui , pour avoir l'air de la richesse et de la grandeur , n'en sont pas moins pauvres ni moins mesquines ; semblables en tout aux dehors fastueux de ce luxe qui n'est que le voile de la misère. Ces ruineuses possessions modernes sont, il est vrai, des expressions nationales qui appartiennent de tout temps à notre langage , mais qui , dénaturées aujourd'hui par un emploi qui leur est étranger, dégradent la langue françoise en lui étant sa justesse et sa précision.

Dans ce tourbillon, moitié lumineux et moitié obscur , qui nous enveloppe , nous secoue , et nous entraine, les idées justes perdant leur niveau, les esprits étant exaltes, et l'engouement occupant toutes les places que le sentiment laisse vuides , la langue travestie s'égare . se perd dans des termes ■vagues d'enthousiasme, des images excessives , des expressions exagérées, qui ne sont que des formules sonores , aussi fausses sur les lèvres que dans l'ame. A chaque instant, pour les choses les plus simples , les événements les plus indifférents , pour des misères , pour des riens , on se dit charmé , pénétré , comble , transporté , enchanté , ou désolé , excédé, confondu , désespéré , anéanti ; on est aux nues ou l'on se prosterne ; on est à -vos ordres, à vos pieds , sans se soucier de vous le moins du monde ; on vous adore sans même vous respecter: dans la prétention de ne penser que fortement , de ne rien

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voir qu'en grand, on vent mettre à tout l'air de l'enivrement on de la détestation . et snr-toat et toujours, l'air dn génie, qui pourtant e.->t bien innocent des idées i i du style de tant de j,> »• 1 1 s qui pensent en disposeï .

La balance de-, jugements et des réputations n'est plus rien : il □ esl plus de milieu ni dans la pensée ni dans l'expression : Joui est charmant , rnert et 1leux , incroj able , divin, ou affreux ,pitoj af/lt ■ , odieux, exécrable; loul ouvrage est /"-au de toute /faute, ravissant , ou détestable; tout homme esl admirable, excellent, délicieux , ou maussade à donner des vapeurs, ennuyeux à périr, bête à manger du foin; toute Femme est radieuse , céleste , adorable , ou ridicule à I '< xcès , du dernier ridicule , d'une bêtise amere ,

ennuyeuse à lit mort , enlin une horreur ; .1 tout moment \ ius entende* répéter , oh ! cest un homme unique! bêlas! soin nt que ne l'est-il? mais tout /'oui mille de gens uniques.

Heureusement, avec toutes ces expressions emphatiqnes . si enflées . si % uides , on ne sent rien de tout ce que l'on prononce si pompeusement : on est enchanté sans le savoir . et désespéré sans < onséqnence : mais le malheur est que beaucoup de gens, qui d'ailleurs pensent juste cl parlent bien . Se prêtent souvent eux-mêmes à ces brillantes laçons de parler mal. Ne voyons que la vérité des ob jets, nous reprendrons le langage de chaque chose ; la justesse de l'idée nous rendra la propriété de l'expression. Ne chargeons point notre langue de bizarres superflnités . dont sa richesse peut se pas ser : pourquoi de doubles emplois? pourquoi . pal exemple, les noms modernes et d'amphigouris . et

de parades , et de proverbes-dramatiques , et de

charades, et de calembourgs, et de leurs pareils?

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tous ces noms ne sont réellement que des synonymes d'un ternie reçu; le mol Ae platitude n'existoit-il p;is dans la langue Françoise ? il salOsoit seul pour signifier et caractériser toutes ces ingénieuses inventions , l'aliment d'un goût malade, et l'esprit de ceux qui n'en ont guère.

Le mal à réparer dans la langue fait chaque jour de nouveaux progrès, et à l'exception de la cour, oii le langage se conserve toujours plus simple et p'us noble que parmi tout le bel-esprit de la capitale et les copies de la province, la contagion que j'indique est presque générale ; il semble que, da s son genre, cbaque art, chaque état gâte et dénature la langue pour sa part. L'éloquence nouvelle a ses énigmes , la poésie moderne a son jargon , li jurisprudence même et le barreau ont leur petit néologisme; et Cocbin, Gilbert, et l'immortel Dagues^eau, qui parloient et écrivoient si noblement, seroient obligés aujourd'hui, s'ils revenoient parmi nous, de demander le mot de plusieurs logogriphes du nouveau style des plaidoyers et des mémoires. Dans toutes ces compilations mouotODes de prose et de vers, de littérature préceptorale , de tranchantes doctrines aventurées , de morale soi-disante, vous rencontrerez par-tout les expressions vagues des besoins de l'ame , des jouissances de l'esprit, de la somme des maux , que ces écrivains ne diminuent guère , et de la somme des plaisirs, dont on ne peut pas dire que leur style fasse les fonds; instituteurs au demeurant d'une si haute confiance, et d'une bonne foi d'amourrpropre si respectable , que quand ils seroient fort ennuyeux à entendre, ils seroient toujours fort plaisants avoir. Au milieu des fleurs et des lauriers dont ils se couronnent de leurs mains, on vous charge la langue des inutiles noms de leur manière , de leur faire,

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de leur genre , genre sur-tout est le grand mot du t< tmps : tout en refaisant des ouvrages déjà faits dout ils masquent lis sources, tout en répétant en d'autres termes des choses déjà ilites , tout «*n boardonnant de sonores bagatelles bien ou mal rajeunies, ils se donnent mu lestement pour avoir leur genre, an genre à enx seuls dans la nature : tout est inondé de ces genres nouveaux-nés ; il en esttantqn'il ne seroil guère possible de les classer par ordre m île les distinguer par nuance, si tous ces genres particuliers, et m particuliers, n'avoienl . sans le vouloir, sans s'en douter- , un point de ralliement, et ne venoient successivement se rangei sons un genre général , que le leeteurassoupi ei peu gala it appelle l'ennui. Pour user pins sol rament de ce terme fle genre, f|ue ces écrivains se disent quelquefois tout bis qne les ouvrages d'esprit m- si mi qn un enre de bêtise quand on n'est qu'imitateur ou plagiaire, et qne snr-tout la sévère et exigeante poésie n'a qu'un genre et qu'un mot , créer ou se taire.

la prétention néologique a gagné jusqu'aux élevés de cet art grave, utile, respectable, qui dans des mains sages combat par l'expérience les maux de l'humanité, et qui dans le langage moderne du charlatanisme semble avoir inventé de uns jours des maladies neuves pour employer de nouveaux termes : ce ne sont pius chez eux que des nerfs agacés, des nerfs crispés, du ton à rendre, un système vaporeux à débrouiller, des vibrations à remettre en mesure, de l'énergie à redonner aux solides, une balance égale aux liqueurs, du baume aux esprits, et sur-tout «le Y harmonie aux parties discordantes du »enre nerveux. Dans leur style la lièvre, terme trop bourgeois, ne se nomme plus dais sa force qu'une grande Jluctua-

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tion, et dans ses décaissements qu'une fin de

tempête, une queue d'orale. Bien pins, les termes de brillant, de victorieux, de triomphant , sont transportés et abaisses sur des objets ou vous ne les attendiez guère. On imagineront que tous les matins ces parleurs agréables , ces docteurs ambrés , avant que de se mettre en route pour distribuer élégamment la mort ou la vie, préparent une certaine ration de termes doctement jolis, un choix de tournures fraîches, pour se varier, pour ne point parler aujourd'hui comme ils parloient hier, et composent en chemin le bulletin du jour avant que d'avoir vu le malade. Eh ! mes amis , soyez, des consolateurs, et non des esarits; on vous demande des secours et non des épigramm* s ; ne faisons point pétiller les lampions du bel-esprit sous le pâle flambeau de l'agonie , et ne mettons point de pompons au spectre de la mort.

Au risque, messieurs, de vous donner à me reprocher de trop longs détails, je ne puis me défendre de relever et d'offrir à vos remarques une absurde innovation du langage dans un genre bien important au bien public, l'éducation, cette base de l'honneur et de la force des empires ; genre si négligé, ou du changement des mœurs suit une foule de termes nouveaux dont notre langue est manstadement bigarrée. Le nouvel abus dont je veux parler ne fait que de naître , il est vrai ; mais en le notant dès sa naissance , peut-être l'empêchera-t-on de s'étendre. Le temps n'est pas Loin encore où l'on appeloit les enfauts de leur nom, quand après l'eufauce on les h.ibilloit encore de l'habit francois; aujourd'hui que la grande mode est de les déguiser, de les travestir au sortir de la lisière , de les mettre en petits pierrots , en petites colombines, en scaramouches, en matelots, en

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