S C E \ J : VU
ARONDEL,VORCESTRE.
VORCESTRE.
Quel dessein vons amené ?
AR05DEI,, l'embrassa?it.
Cher Vorcestre!...
VORCESTRl.
Quevois-je? Ah!jr m'en crois à peine...
Quoi ! c'est vous, Arondel ! c'est vons que je revois, Et qne j'embrasse , hélas ! pour la dernière fois ! Dana cet instant mêlé de joie et de tristesse I ie mes sens interdits soutenez, l.i faiblesse... Que \ enez-t mis chercher ans portes de la mort ? Pourquoi m'avez-Yous fui dans un plus heni • Quel désert à mes soins cachoit roa destiné a l'ri\ e de vous , hélas ! j'ai perdu mes sjon Et ne vous vois-je enfin vous rendre à mes souhaits Que pour sentir 1 horreur de vous perdre à
AROTÎD E L.
Ne donnons point ce temps à d'inutiles pl.i Osez briser vos fers, et dissipe* nos craintes. Le jour déjà plus sombre aide à tromper les 3 eux ; Je reste ici : pour vous, abandonnez ces lieux : Fuyez avec horreur une indigne patrie.
Déjà par mes conseils . par les soins d'Eugénie Une barque s'apprête : aile- , passez les mers ; Vivez, si vous m'aimez. < lette garde . ces fers. Ces murs n'alarment point une arae magnanime ; L'appareil de la mort n'étonne que Le crime ; Souffrez qu'en vous sauvant L'intrépide amitié Prenne L'emploi do ciel qui vous laisse oublie.
VORCESTRE.
.T'emploierois pour la vie un lâche stratagème ! Je ponrrois à la mort exposer ce que j'aime !