QUELS SONT LES PEINTRES
Van den Clite (Liévin) peignit en 1413 un tableau représentant le / ugement du Christ, pour orner une des salles du Conseil de Flandre.
Soixante-quatre parisis, prix convenu d’avance, furent la récompense de ce travail.
Notice de Pinchart sur Lievin Van den Clite.
Quant à ses œuvres, elles ont disparu, comme la plupart des productions de ces nombreux artistes du XIVe siècle, tels que Jean Van Hasselt, Jean Coene, Melchior, Broederlam, Jean Van Woluwe, etc.
H. Hymans, Les Primitifs français , 1900, Paris; 1886, Gazette des Beaux- .1 rts.
Le catalogue parle de Jacques Cône, peintre ayant séjourné en Lombardie. « Cône » est l’équivalent français de Coone, maître originaire de nos provinces, qm fut associé aux travaux de la cathédrale de Milan.
Archives de Pinchart. vol. III, p. 95.
Enlumineurs et calligraphes employés par jeanne, duchesse de Brabant. Jean Van Woluwe est le premier enlumineur que les documents nous font connaître comme ayant été employé par la duchesse Jeanne.
L’artiste brabançon le plus remarquable de ces temps comme peintre et qui, sans contredit, mérite ce titre, si l’on tient compte de la variété et du nombre des œuvres qu’il a exécutées pour Wenceslas et pour Jeanne, est Jean Van Woluwe, qui est qualifié de clerc (clericus). Dans les premiers mois de l’année 1378 la duchesse lui confie
deux livres pour les orner d’enluminures. Ce travail l’occupe jusqu’en l’année 1380. Jeanne fut tellement satisfaite de lui pour le grand nombre de miniatures dont il avait enrichi ces volumes, qu’au lieu de lui faire payer ioofrancs, prix qu’il avait demandé, elle lui enfit donner 130 et v ajouta une paire de souliers pour gratification. Il peignit encore en 1380 les enluminures d’un livre des sept psaumes et en 1381 une image de la Vierge et un rouleau où se trouvaient écrites les stances de l 'Ave Maria d’un poète du nom de Jean de Malines, dont nous avons parlé ailleurs. Jean Van Woluwe entreprit en 1381 ou 1382 de faire des illustrations d’un magnifique manuscrit, à en juger par la somme dépensée, contenant les vigiles des morts et autres prières, qu’il ne termina que l’année suivante et qui lui valut 240 patacons. En 1384 il enrichit d'ornements peints une horloge portative à l’usage de la duchesse.
D’autres renseignements nous attestent que Van W oluwe n’était pas seulement un enlumineur de mérite.
Dans cette même année Jeanne lui fit peindre un diptyque, ou tableau à deux volets, destiné à sa petite chapelle ou oratoire, et pour lequel il reçut 25 francs représentant 35 moutons, 5 gros de Flandre.
Au mois de mars 1386 il lui fut encore payé une somme de 14 francs pour les images ou peintures qu’il avait exécutées dans le corridor conduisant de la Cour à la chapelle du palais de Bruxelles.
On lit dans un registre de la Confrérie de Saint-Jacques dont faisait partie la majeure partie des notables de la ville et un grand nombre d’artistes, qu’un Jean Van Woluwe (scildere), peintre, y fut admis en l’an 1400. (Vov. S 69.) C’est, à n’en pas douter, le nôtre.
Henne et Wauters ( Histoire de Bruxelles, p. 131) ont confondu cet artiste avec Jean Van Woluwe, recteur de Saint-Nicolas en 1370. A la même époque vivait encore
Jean Van Woluwe, abbé d’Afliighem, curé de Merchtem, qui partagea en 1384 avec Siger et Catherine, ses frère et sœur, l’héritage de Siger, leur père, et de Catherine Langorois, leur mère.
Jean Van W oluwe exécuta un diptyque pour l’oratoire de la duchesse Jeanne dans le palais de Bruxelles en 1380. {Revue trimestrielle, t. XIII, p. 41). Pinchart dit :
« Il illumina pour elle un grand nombre de manuscrits et vivait encore en l’an 1400. »
Peintre de la duchesse Jeanne (1372), il orne le château du Coudenberg ; vit encore en 1412.
Confrérie de Saint-Jacques de Compostel et de Sainte- Croix.
Enlumineur, il peint des tableaux.
Delaborde, Johanni van Woluwe, pp. 288-290.
Cadeau du duc au Pape, de six pièces de tapisseries de plusieurs Histoires de Notre-Dame (1422-23) (’).
Envoyé devers le Pape à Rome (1425).
Somme prêtée à Rome pour conduire procès pour cause matrimoniale entre feu M. S. le duc de Brabant et jacq. de Bavière sa compagne (1426).
Pour réformation de son mariage.
Antoine de Lille, peintre à Jérusalem en 1425, à Van Evck pour voyage en 1425.
Anthonne, le peintre, demeurant à Lille, devait aller avec monseigneur de Roubais, conseiller du prince et premier chambellan, au Saint-Sépulcre de Jérusalem (1427).
Delaborde.
(') Par qui étaient faits les dessins de ces tapisseries?
A [ean Van Eyck et de Roubais, pour voyage en 1426.
A Lambert V an Heck pour voyage et J ean V an Eyck ( ‘) .
A Jean Van Eyck et de Roubais, vovage (1427).
A Jean Van Eyck, voyage (1442).
A Jean Van Heick, jadis valet de chambre du duc Jean de Bavière, à cause de certain voyage secret.
Antoine de Liège, dans compte du chapitre de Saint- Pierre, à Liège, en 1458, reçoit 96 liv. 12,8 s. pour peinture sur toile de sainte Apolline;
En 1460 il restaure Saint-Christophe, — 9 liv. 12 s.
Antoine de Liège. En 1476, on lui commande pour la salle du Conseil de Saint- Aubain, à Namur, un grand tableau du Jugement de Notre- Seigneur , valant 40 fl. du Rhin.
PlXCHART, t. III.
Antoine travaille pour le chapitre de Saint-Martm à Liège en 1478. Il reçoit 84 liv. pour la peinture d’une Purijication de la Vierge.
A Antoine Gossin, maître charpentier de la ville de Bruges pour avoir fait et livrer un coffre de bois du Danemark et asseoir en l’église Saint-Donas pour aumônes que les bonnes gens voudront faire pour l’avancement de son voyage de Turquie où il a intention aller pour le secours et défence de notre foy crestienne.
Delaborde.
1470. Antoine, le vieil maître maçon de Hainaut, pour travaux à Valenciennes.
(') Lambert Van Heck travaillait-il avec son frère?
Antoine, le peintre, demeurant à Lille, 18 tables de blasons, Bâtard de Bourgogne .
Delabokde.
1427. Antoine, peintre de Lille, pour aller à Jérusalem ( 1 4-5)-
Antoine, le peintre, demeurant à Lille, pour aller avec monseigneur de Roubais, son conseiller et premier chambellan, au Saint-Sépulcre de Jérusalem.
C oust ain (Pierre). — M. Hymans croyait que l’amitié de Thierry Bouts et de Jean Coustain pouvait aussi avoir existé avec Pierre Coustain, frère ou parent de Jean et que, par suite, leurs peintures pouvaient avoir quelque ressemblance ainsi que les costumes de leurs personnages.
Pierre Coustain a été pendant plus de trente ans le peintre en titre de nos souverains « peintre des princes », valet de chambre et huissier d’armes, organisateur des entremets de la Cour de Bourgogne. Il succéda à Jean de Bologne, en qualité de gouverneur du château de Hesdin; puis, le 3 janvier- 1453-1454, il devint valet de chambre et peintre du duc (des princen Scilder), poste qu’il garda jusqu’à sa mort.
Jean de Harlem n’est par Thierri Bouts, dit Pinchart. « En rapprochant les fonctions qu’occupait Jean Coustain de celles remplies par Jean de Harlem, d’après les documents cités, on reste convaincu que c’est à ce dernier que fut faite la restitution du chapelet trouvé en 1462 dans la succession de Jean Coustain et qu’il ne peut être ici question de Thierri Bouts. — Philippe le Bon avait à la même époque à son service Pierre Coustain, lequel fut retenu peintre et valet de chambre en 1484 Jean et Pierre Coustain ont-ils ensemble des rapports de famille, c’est ce que nous ne pouvons assurer. »
M. Hymans, dans la Gazette des Beaux- Arts (1886). — Pierre Cristus existe encore en 1472, puisqu’on le retrouve en cette année à Bruges comme délégué de la gilde des peintres dans la sentence arbitrale rendue contre Pierre Coustain pour infraction aux règlements de la gilde.
Il dirigea avec un autre peintre, Jean Heinekart ou Hinckaert, les travaux de décoration exécutés en 1468 à Bruges pour les fêtes du mariage de Charles le Téméraire et de Marguerite d’York.
Delaborde.
Coustain suivait constamment la Cour, à Bruxelles, à Bruges. Dans cette dernière ville il eut un procès à soutenir contre le métier des peintres, « la corporation lui contestant le droit d’exécuter, soit par lui-même, soit par des valets et serviteurs, des ouvrages de peinture destinés à d’autres qu’au duc lui-même et aux princes, barons et autres de son hostel ». Coustain fut maintenu dans ses franchises, mais son élève Jean de Hervy, de Valenciennes, d’un incontestable mérite, que l’on savait avoir travaillé pour des personnes étrangères à la ville, fut tenu de se faire recevoir dans le métier.
Note. — }ean Coustain, valet de chambre du duc. Soupçonné d’avoir été à la Cour du duc Philippe l’instrument de Louis XI, qui voulait à tout prix perdre le comte de Charolais. Il avait épousé Isabeau Machefoing, puissante famille du XVe siècle.
Monnot Machefoing fonda l’église de Saint- jean à Dijon.
Jean Coustain reçoit 50 livres par an.
Delaborde.
Thieri Bouts meurt en 1479-1480. En 1467, il déclare être âgé de 76 ans. Thiery de Harlem, valet de chambre de Philippe le Bon (1431).
Pinchart a publié un fac-similé de la signature de Coustain.
Inventaire et chartes de Bruges (1488), p. 483.
Le monument de la cité, le Seepenhuis, reçut quelques embellissements. A l’intérieur Pierre Coustain repeint en polychrome les cinq statues de la porte occidentale en 147g. François Van den Pitte, les douze statues de la rangée supérieure.
Note. — Le 9 octobre 1462, Thierry de Harlem confesse avoir reçu de Pierre Bladelin, conseiller du duc de Bourgogne, des patenôtres qui étaient sa propriété et avaient été trouvés parmi les objets appartenant au peintre Jehan Castain, décédé peu de temps auparavant.
Delaborde, Les ducs de Bourgogne , t. II, p. 221.
Thierry de Harlem confesse avoir reçu de Pierre Bladelm, conseiller de M. S. le duc de Bourgogne, des patenostres, lesquelles patenostres ont par euly esté trouvés entre les biens déclairez par feu Jehan Castain, et sont icelles patenostres à moi appartenant des pieca, le IX jour d’octobre l’an mil CCCC soixante deux (1462).
Archives de Lille , publiées par le comte de Laborde.
Thierri devait recevoir 12 écus de la ville de Bruxelles qui ne lui avaient pas été payés par le receveur Nieuwenhove. Sire Henri d’Ophem lui en avait annoncé le paiement.
WaTJTERP, p. 22.
Pierre Coustain ne laissa pas de postérité légitime. Il n’eut que deux fils naturels. Il eut pour élève Jean Mertens, qui travailla aussi comme sculpteur. La seule œuvre