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Thomas Gresham, chevalier , pour le bien et usage publique, et ornement de la Royale cité de Londres (qui accorda le fonds), fit à ses propres despès dresser cest Edifice, qu’il commença le VU de juing en l’an MDLUVL et parachesva en l’an MDLXIX. On voit, sur les deux planches, outre l’armoirie d’Angleterre, celle de Gresham lui-même, avec la devise à double entente : Fortun a my. (Voir dans ce volume, sous la rubrique Biographies d’artistes parues dans V Art Jlamand et français d’Anvers et dans différentes publications du pa}^s et de l’étranger : LIenri Van Passchen et la Bourse de Londres.)
Guichardin, DcscrittioJie di tutti i Paesi Bassi, édition de 1588. — John Burgon, The Life and Times of sir Thomas Gresham, London, 1839, — Biron, Levens-
beschryving.
PAU L (Bernard), peintre, né à Gand le 8 mars 1737, mort dans la même ville le 15 janvier 1820. On ne possède sur les débuts de cet artiste aucun renseignement précis. En 1763, nous relevons sa présence à La Ha}"e, où il acquitte le droit de maîtrise à la Gilde des peintres le 5 février. Les sources locales nous le montrent de retour à Gand au bout de peu d’années. Dès l’année 1771, le Nieimen Almanach renseigne deux de ses peintures aux Dominicains : Le Crucifiement et La Résurrection . Le JVegwvzer le mentionne pour la première fois en 177S. Abordant les genres les plus divers, paysage, portrait, compositions religieuses ou profanes et jusqu’aux petites scènes familières, il participe à tous les Salons jusqu’en 1S17. Le nombre et la variété de ses envois y sont infinis. Eu 1796, par exemple, il fait figurer au Salon de Gand Vénus et Adonis ; L^e Meunier , son Fils et l’Atie; Judith et llolopherne, plus une figure académique au crayon rouge. En 1806, c’est un Paysage ; Hérode et Marianne, sa femme, « d’a])rès le tableau de Rubens, de même grandeur, de la collection du dit Paul », toile de 48 pouces de
hauteur sur 21 pouces de largeur. Outre cela, V Intérieur d’un appartement avec une famille anglaise (?) et la Naissance du Christ. Ce que sont devenues toutes ces peintures, nous l’ignorons. Le Musée de Gand, depuis peu d’années, possède un portrait de B. Paul, par lui-même, don d'un membre de la famille. C’est très probablement la peinture qui figura au Salon de 1814; elle est d’un mérite incontestable et révèle un praticien habile, un coloriste, enfin un homme de goût. Paul mourut célibataire.
Un frère de Bernard, Louis Paul, fut peintre également. Né à Gand le 10 décembre 1733, il y mourut en 1817. Au Salon de 1792 figuraient, sous sa signature ; Le Christ et la Samaritaine, d’après Bourdon; un portrait; L Adoration des bergers, d’après Gonzalès Coques. Au Salon de 1810, un Paysage, Œdipe à Colone, Vénus couronnée de fleurs. Nous n’avons rencontré aucune peinture de cet artiste.
Obreen, Archicf voor nedcrla^idschc kitnslgcschiedenis, t. IV, p. 142; t. V, p. 160. — Archives de l'étal civil de Gand; communications de M. l’archiviste Victor Van der Haeghen.
PAUWELS (André), plus généralement PAULI, graveur à l’eau-forte, né à Anvers le 21 mars 1600, mort dans la même ville en 1639. Nous ignorons sous quel maître travailla ce très habile représentant de son art. De la circonstance qu’en 1622 le premier des enfants de Pauli eut pour parrain Luc Vorsterman, Van Lerius (Biographies d’artistes a?iversois) croit pouvoir induire que cet illustre graveur aurait été l’éducateur de notre artiste. La chose, d’ailleurs possible, ne repose sur aucune preuve. En réalité, c’est de Cahot surtout que paraît s’être inspiré Pauli ; il a sa fantaisie abondante, beaucoup de son élégance et n’est pas éloigné de sa dextérité de main, f.’admission du maitre à la Gilde de Saint-Luc d’Anvers n’eut lieu qu’en 1627 et, chose rare, sinon unique dans les annales de la corporation, les matricules le désignent expressément comme graveur à l’eau-forte : etser of byter op cooper. Doué d’un talent absolument original et d’un burin délié, il signe des planches qu’il est permis d’envisager comme les meilleures du genre produites dans nos provinces, celles notamment qui figurent dans le livre de Jacques de la Serre, L! Entrée de la Revue Mère du Rov très chrestien dans les villes des Pays-Bas. Anvers, imprimerie plantinienne, 1632. Les recejitions à Mons, Bruxelles et Anvers, avec les centaines de ligiirines qui peu])lent les places et les quais, font de ces estampes des morceaux exquis.
Sans être également heureux toujours, l^auli se montre artiste de sérieux mérite dans les nombreuses vignettes du ^[undi lapis Ivdius d’Ant. de Bourgogne, livre publié à Anvers, chez la veuve de Jean Cuobbaert, et qui lut la dernière de ses œuvres. Outre diverses réimpressions, il v eut aussi des co])ies de ces estampes, notamment par Jean-Ulrich Krauss, à Augsbourg, jiœqu’en 1712. Moins correct dans les créations où les figures sont à une plus gl ande échelle : Le Reniement de saint Pierre, d’après Gérard Zeghers ; J I Arracheur de dents, d’après d'héodore Rombouts; La Vierge et l’Enfa^it Jésus, d’ajirès Rubens, et la copie de la lameuse eau-lorte de Van Dyck, où le Titien est reiirésenté avec sa fille. Pauli conserve tous ses moyens dans
une représentation d’enseml)le de la Bataille de Nordlingue, gravée pour le voyage du cardinal-infant, de Diego Aedo y Gallarte, et tout particulièrement dans une charmante vue de l’Ermitage de Marlagne, dédiée au jeune gouverneur général des Pays-Bas. Entre les productions les plus intéressantes de l’œuvre du maître figurent la jolie pièce datée de 1625, intitulé : Lé plaisant jeux (sic) des enfants des Pavs-Das ; Het Vermaekelyck Kinder spel van ’t Nederland , publiée à Anvers chez X. Haye, et un portrait équestre du général croate Jean-Louis Isolani, d’après C. Paon. Nous mentionnons, enfin, le recueil : Livre de satyres et de grotesses (sic) inveiité et délinié par Pierre van den Avant. Antv. Francisais van den Wyngaerde excudit. Le titre est signé du monogramme A. 1^. dont se servait d’ordinaire notre graveur.
Il résulte d’un renseignement fourni à M. Van Lerius par M. Van den Branden, l’archiviste d’Anvers, qu’en l’année 1635 une somme de 14 livres 8 escalins fut octroyée à Pauli pour diverses épreuves d’un plan du siège de Louvain, dont il avait fait hommage à la municipalité. Nous ne connaissons pas ladite pièce.
Marié en 1621, Pauli laissa huit enfants, dont un fils, André, peintre enlumineur, né en 1632, reçu à la Gilde de Saint-I.uc, comme fils de maître, en 1654. C’est lui, assure M. Van Lerius, dont certains auteurs font le peintre N. ou Nicolas Paul)^ dont il n’est fait mention dans aucune source authentique.
Th. Van Lerius, Biographies d'artistes anversois, publiées par P. Gènard, t. II. Anvers, 1881. — Sources particulières.
PAUWELS (Jean-Baptiste), dit PAUWELS VAN DE BORRE,
peintre, né à Bruxelles en 1754, mort dans la même ville en 1832. Ayant suivi avec succès les cours de l’Académie des beaux-arts d’Anvers où, en 1773, il fut primus sur trente-trois concurrents, et remporta de nouvelles distinctions en 1775, il devint, à Bruxelles, l’élève de Lens et alla ensuite poursuivre ses études à Rome. Entre autres peintures, il exécuta un Christ pour le pape Pie VI. Rentré en Belgique, il se voua à l’industrie. Les églises de Saint-Josse-ten-Noode, près de Bruxelles, et d’Everberg, près de Louvain, possèdent des toiles de son pinceau.
Moens-Van der Straelen, Lnister der Sint-Lî/cas Gi/de. — Pauwels de Vis. Dictionnaire biographique des Belges.
PAYE N ( Antoine- A.- J .) , peintre, né à Bruxelles à la fin du XVIIL siècle, mort dans la même ville en 1853. Cette date, que nous empruntons au Dictionnaire de Siret, n’est pas confirmée par nos recherches aux archives de la capitale. Elève d’Henri Van Assche, Paven, dès l’année 1S14, envoya au Salon de Gand un paysage, Petite Chaumière. L’année suivante, la Société des lieaux-arts de Bruxelles lui décerna la palme dans le concours ouvert, pour un paysage d’après nature. Il avait exécuté un Clair de lune, représentant le château de Marche-les-Dames, entre Namur et Huy. Appelé, bientôt après, au jmste de peintre du Gouvernement, à Batavia, le jeune artiste se consacra d’une manière exclusive à la traduction des sites -javanais. Un tableau exposé par lui au Salon de Gand, en 1820, figure au livret avec la mention : « Ce paysage représente une vue prise dans la rési-
dence de Buitenzorg (Sans-Souci), dans l’île de Java, terminée par une chaîne de montagnes... Peint pendant l’année i8i8, ce tableau est parti de Batavia en janvier 1819 et a été sauvé du naufrage d’un navire dans lequel ont péri un grand nombre d’objets d’histoire naturelle et plusieurs caisses de plantes destinées au Jardin botanique de Gaud ». I^entré en Europe et fixé à Bruxelles, I^a^'en resta fidèle au genre de son choix. Au Salon de 1827, il exhiba une Vue du volcan de Goiuiong-Gountoiv (mont Tonnerre), à Java, avec divers végétaux de ces localités, tels que cocotiers, kamiri. Ce tableau était la propriété du Gouvernement. En 1832, alors qu’il habitait Etterbeek, près de Bruxelles, Payen envo}"a au Salon une vue des environs de Buitenzorg et, en 1836, encore, c’était aux souvenirs de son séjour aux Indes qu’était puisé le sujet de sa contribution à l’Exposition de Bruxelles. Appréciant son œuvre dans le Compte rendu du Salon, Alvin est amené à dire : « Une vue prise dans l’île de Java par A. -A. -J. Payen, nous montre une nature qui ne nous est pas familière; nous ne saurions donc apprécier la vérité de l’imitation, nous pouvons toutefois y reconnaitre un faire habile ». Il 3^ avait autrefois de Payen une peinture au J^avillon, à Haarlem; nous n’en retrouvons pas la mention au catalogue du INI usée d’Amsterdam, où ont été transférées les œuvres a}xmt composé cette galerie.
Catalogues des expositions. — Manuscrit de Jean-Baj)tiste Picard, sur V Histoire de la Société des Beaux- Arts de Bruxelles, à la Bibliothèque royale.
PÉE (Engelhart VAN), également DE PÉE, peintre, naquit à Bruxelles vers le milieu du XVI® siècle, et y fit-, dit-on, ses premières armes. Attaché à la Cour de Bavière dès l’année 1581, il aurait été, à Munich, l’objet des vexations de ses confrères, jaloux des privilèges de leur corporation. Contraint de solliciter la maîtrise, il l’obtint en 1601. On cite, comme a^xmt été exécutés par lui, les portraits de l’électeur et de l’électrice, peints en 1600; celui de la duchesse Madeleine et d'autres membres de la maison électorale, datant de lôoi. Une de ses dernières créations fut l’effigie du cardinal de Lorraine, terminée en 1604; il mourut l’année suivante.
On assure qu’avant de se fixer à Munich, il avait travaillé à I..andshut, d’où la conclusion qu’il était d’âge mûr au moment où l’on constate sa présence dans la cajiitale de l’électorat.
Houbraken renseigne un Emmanuel Van I^ée, Bruxellois également, fils du secrétaire de Marguerite de Parme. Il est difficile d’identifier ce personnage avec notre artiste, vu (pie, pour cause de myopie, il dut, selon l’auteur, renoncer à son art.
Nagler, Ncucs Allgcmcincs Kilnstler Lexikon, t. Xf, 1841, pp. 49-50.
PÉE (Jean VAN), ]ieintre, de souche bruxelloise, né à Amsterdam vers 1630, mort à Anvers après 1714. Il était fils d’Emmanuel, peintre, mais surtout marchand de tableaux et parait s’étre formé par la copie des toiles de la bouticpie paternelle. Eu 1657, il habitait Leyde et y contractait mariage le 10 avril. Poussé par son désir de visiter le Brabant, berceau de sa famille, il prit, il l’insu de sa femme, le chemin d’Anvers, la fameuse ville artistique,
et y fit un séjour de huit mois au bout duquel, de retour au pays natal, il parvint à décider sa femme à l’accompagner sur les bords de l’Escaut. Elle y mourut en 1699. Van Pée s’était acclimaté le mieux du monde à Anvers, et, par les registres-matricules de la Gilde de Saint-Luc, où on le trouve, comme dans le catalogue du Musée, renseigné sous le nom de «Van Penne », nous apprenons qu’à dater de 1684-1685 des élèves, en grand nombre, fréquentèrent son atelier. Un seul, J. -J. Horemans, fit quelque honneur à l’enseignement du maître, lequel finit sa carrière à Anvers au mois d’octobre 1710, laissant pour héritiers deux fils, dont le peintre Théodore Van Pée. Celui-ci appartient à l’école néerlandaise. Nous n’acceptons pas sans réserve la date du décès de Jean Van Pée, nonobstant la respectable autorité de M. F.-J. Van den Branden, archiviste d’Anvers. C’est qu’en effet, sous la date de 1713-1714, les registres de la Gilde de Saint-Luc mentionnent l’admission de J. -B. Meuris et de Jacques Hertoghs, en qualité d’apprentis, dans l’atelier de Jean « Van J-’enne ».
Le Musée d’Anvers possède du pinceau de ce dernier une assez grande, toile, La Faiseuse de Crêpes, peinture de qualité ordinaire. En 1747, à loi Ha}m, parurent, à la vente des œuvres délaissées par Théodore Van l^ée, un bon nombre de créations de son père. C’étaient presque exclusivement des copies d’après Rubens et Van : Les Trois Grâces, La Charité,
travaux de petites dimensions exécutés sur cuivre. On les paya, en moyenne, de 16 à 17 liorins.
F. -.T. Van den Branden, Geschicdenis dey Antiverpsche Schildcrschool. Anvers, 1883. — Catalogue du Musée d' Anvers, article Van Pknnk. — Rombouts et Van Lerius, Les Liggcrcn et autres archives de la Gilde artistiqiLe de Saint-Luc à Anvers. — Arn. Hou, braken, De groote Scliouburgh der Nederlandsche konstschildcrs cji schilderessen , t. III, pp. 84-89, où figure le portrait de l'artiste. — A.-D. Ue Vries, Biographische anteeke ningen, 1886.
PE ETE RS (Catherine) est une artiste anversoise, louée par Corneille De Bie (i66i) pour l’excellence de ses tableaux de fruits, de légumes, de comestibles, de nature morte, en un mot. Renseignée également par hl. F.-J. Van den Branden, elle naquit, suivant cet auteur, le i6 août 1615, comme sœur de Bonaventure et de Jean i’eeters, avec qui elle vécut jusqu'à sa mort, arrivée en 1676
Par malheur, il se trouve que les œmvres désignées par M. I^.-J. Vau den Branden, comme émanant du pinceau de Catherine Peeters, ue concordent ni par leur signature ni par leurs dates, avec les données susdites. Catherine et Clara Peeters (voir ce nom) ont pu exister l’une et l’autre; les confondre est impossible. Enfin, pour compliquer encore la question, un maître hollandais, Jfierre Claes, le père de Berghem, peignant aussi les natures mortes et signant du monogramme P. C., fut, jusque dans les derniers temps, confondu avec Catherine ou Clara l^eeters. Cette question est maintenant tranchée.
Corneille De Bie, Het Gulden Cabinet luin de cdcl vry Schilderkonst . Lierre, 1661, p. 558. — F.-J. Van den Branden, Geschiedenis der Antzvcrpsche Schilderschool, pp. 1050-1051.
PEETERS (Cl ara), peintre de fleurs, de fruits, de comestibles et d’accessoires divers, représentée au Musée de Madrid par une série de quatre peintures. L’une de ces œuvres distinguées, représentant des oiseaux morts, est datée de i6ii; sur une seconde sont figurés des fleurs et des fruits; la troisième représente des poissons; la dernière, enfin, des pâtisseries, verres de vin, etc. Toutes sont signées : « Clara Peeters » ou simplement «Clara P. ». Aucune confusion n’est, dès lors, possible entre Clara et Catherine Peeters (voir ce nom), ou encore Christophe Pitytlinck. La date de i6ii écarte, d’autre part, toute possibilité d’identification avec ladite Catherine Peeters, née à Anvers, seulement en 1615, selon M. Van den Branden. Christophe Puytlinck, lequel peignit également des natures mortes, s’est-il servi du monogramme C. P., attribué à Clara Peeters? Nous l’ignorons. Ce monogramme, fréquemment rencontré sur des tableaux d’accessoires, de fruits, de poissons, attribués jadis à Clara Peeters, a été naguère identifié avec celui de Pieter Claes, peintre hollandais, le père de Berghem. Disons, au surplus, qu’aucune confusion n’est possible entre les œuvres de ces divers peintres. Clara, pour ne parler ici que d’elle, est une artiste de première valeur, dont les productions n’ont été surpassées par aucun représentant du genre qu’elle cultiva. Nous n’avons sur l’artiste d’autre source biographique que ses œuvres citées.
PEETERS (François- Luc), aussi PETERS, peintre de paysages et de figures, né à Anvers, non pas à Malines, comme le dit par erreur Immerzeel, en 1606, mort à Bruxelles en 1654. Elève de son père, un peintre obscur, ensuite de Gérard Zeghers, il aurait été très avant dans les bonnes grâces de l’archiduc Léopold-Guillaume, au service de qui s’écoula presque toute sa carrière. A ces renseignements, puisés dans Piron, il n’en est aucun que nous puissions ajouter de science personnelle. Pas plus dans les sources anversoises que dans les documents divers, publiés en Autriche, relativement à la Galerie de Léopold-Gmllaume, nous n’avons rencontré le nom de F.-L. Peeters. Nous n’avons non plus trouvé de ses œuvres dans les Galeries nationales ou étrangères.
Immerzeel, De Levefis en Werlicn der Hollandschc en Vlaamschc Kunstsc/iilders, etc. — Piron, Lcvensbcschryvmg dey nianncn en x>rouwcn vau Bclgic.
PEETERS (Jacques), graveur, né à Anvers le 28 novembre 1637, mort dans la même ville en 1695. Il tut admis, comme fils de maître, à la corporation de Saint-Luc en 1660 et élu do^œn en 1695, l’année de sa mort. Bien que ces dates soient très précises, nous ne saurions atlirmer que toutes se rap])ortent au même artiste, le prénom de Jacques ayant été porté par ])lusieurs de ses homonvmes. (Hie celui qui nous occupe ait été également peintre, nous en doutons, attendu (jne les estampes au bas desquelles figure son nom, indicpient un praticien de métier plutôt qu’un graveur occasionnel. On connaît de lui une série de dix planches du Siège de Vienne, d’après Romain de Llooghe.
Veracliler et 'Ferbruggen, Histoire de la gravure à Ayivers. — Kombouts et Van Lerjus, Les Liggcrcn ci autres archives de la GUde a?iverscnse de Saint-Luc.
PEETERS (Martin), plus généralement PETRI, peintre, graveur, surtout éditeur anversois, né vers 1500, sans doute à Gheel, mort après 1565. Son admission à la Gilde de Saint-Luc, en qualité de maitre peintre, est suivie des mots « van Ghelle »; Gheel est donc, selon toute probabilité, nous venons de le dire, le lieu d’origine de l’artiste. Nous ne savons rien des tableaux de Pétri et nous n'avons rencontré son nom, en qualité de graveur, au bas d’aucune estampe. Sa situation dans le monde artistique anversois dut être considérable, à en juger par le fait que cinq fois en vingt-cinq ans, de 1533 en 1558, il remplit les fonctions de do}mn de la corporation de Saint-Luc.
Les estampes issues de sa boutique, A la Fontaine d’Or , près la Bourse neuve (celle brûlée en 1858), In insigni Aarei Fontis, prope Bitrsani novam, sans présenter tout l’intérêt de celles publiées par Jérôme Cock, sont souvent de valeur artistique sérieuse, outre qu’elles donnent une idée précise de la direction du goût de leur temps. Très importantes sont, par exemple, la Bataille de Constantin, d’après Raphaël, immense ensemble de l'énigmatique « Karolus »; les scènes de l’histoire grecque, d’après Primatice, et nombre de planches d’après Frans Floris, Martin Ideemskerck, etc. J.a réimpression de quelques originaux et de copies de cuivres de Lucas de Leyde et d’Albert Dûrer semble avoir fourni à l’éditeur anversois l’occasion d’un commerce fructueux, à en juger par la fréquente rencontre des pièces de cette nature revêtues de son adresse.
Parmi les planches éditées de première main par Pétri figurent deux pièces des plus précieuses, les premières en date des vues de l’Hôtel de ville de Bruxelles et de l’Hôtel de ville d’Anvers, gravées, en 1565, par Melchisédech Van Hooren. C’est la date extrême que nous relevions sur les estampes issues des presses de l’éditeur anversois. L’année de la mort du personnage nous est inconnue.
Un fils de Mmtin Pétri, également Martin, fut reçu franc-maitre de la Gilde de Saint-Luc eu 1548.
RomboiUs et Van Lerius, Les Liggcren et autres archives de la Gilde anversoisc de Saint-Luc ,
PEETERS (Philippe-Jacques), peintre, à Anvers, où il fut, en 1786 et 1787, un des derniers doA'ens de la Gilde artistique de Saint-Luc. Il semble avoir eu pour genre préféré, sinon spécial, la peinture des lieurs et des fruits. Deux de ses œuvres figurèrent au premier Salon de peinture organisé à Anvers en 1789.
Rombouts et Van Lerius, Les Liggeren et autres aichives de la Gilde anversoisc de Saint-Luc. — F. -J. Van den Branden, Geschiedenis der Antzverpsche Schilderschool.
PEGHEM (Adrien VAN), PETEGHEM (?), peintre, cité dans les archives d’Audenarde, en 1496-1497, comme ayant peint pour la ville des bannières, des blasous, etc., en vue d’une grande solennité.