DE LA PRESCRIPTION
La peine doit-elle 8*aboIir par laps de temps ? ou, en d'autres termes^ si le délinquant parvient à échapper à la lui pendant un temps donné, doit-d être quitte de la peine? la loi ne prendra-t-elle plus connaissance du délit? C est une question qui est encore débattue. Il y aura toujours beaucoup d'arbitraire, soit pour le choix des délits qui auront le privilège de ce pardon, soit pour le nombre d'années après lequel ce privilège doit commencer.
Le pardon peut avoir lieu sans inconvénient
Snnr les délits de témérité et de né^igence, les élits résultant d'une faute exempte de mauvaise fui. Depuis l'accident , la circonspection du délinquant a été mise à Tépreuve ; ce n'est plus un nomme à craindre. ^ pardon est un bien pour lui, et il n'est un mal pour personne.
On peut encore étendre la prescription aux délits non -consommes, aux tentatives manquées. Le délinquant dans Tintervallc a subi la peine en partie : car la craindre, c'est déjà la sentir. D’ailleurs il s'est abstenu de délits pareils, U s'est réforme loi-méme, il est redevenu un membre utile à la société : il a repris sa