‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 158 sur 524 · EN FAIT DE PEINES · texte numérisé non relu

EN FAIT DE PEINES

santé morale sans l'emploi de la médecine amère que la loi avait préparée pour sa guérison.

Mais s'il s'agissait d’un délit majeur, par exemple, une acquisition R’auduleu.se qui pùt constituer une fortune , une polygamie , un viol, un brigandage, il serait odieux, il serait funeste de souffrir qu'après un certain temps la scélérates.se pùt triompher de l'innocence. Point de traité avec des méchants de ce caractère. Que le glaive vengeur reste toujours suspendu sur leur tète. Le spectre d'un criminel jouissant en paix du fruit de son crime, protégé par les lois qu'il a violées, est un appât

I mur les malfaiteurs, un objet de douleur pour es gens de bien , une insulte publique à la justice et à la murale.

Pour sentir toute l'absurdité d'une impunité acquise par laps de temps, il ne faut que supposer la lui conçue dans ces termes: •> Mais si le voleur, le meurtrier, l'injuste acquéreurdu bien d’autrui parviennent à éluder pendant vingt ans la vigilance des tribunaux, leur adre.ssc sera récompensée, leur sûreté rétablie, et le fruit de leur crime légitimé entre leurs mains. •

DES PEINES ABERHANTES OU DEPLACEES.

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