‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 162 sur 524 · DU CHOIX DES PEINES · texte numérisé non relu

DU CHOIX DES PEINES

Il faut qu’une peine, pour s'adapter aux règles de proportion que nous avons établies, ait Im qualités suivantes :

I . EUe doit être susceptible de plus et de moins, ou divisible^ afin de se conformer aux variations dans la gravité des délits. Les peines chroniques, telles que remprisonnemenc et le bannissement, ont éminemmenteette qualité. Elles sont divisibles en lots de différentes grandeurs. Il en est de même des peines pécoiiiaires.

a. Égale h elle^éme. Il faut qu’à un degré donné, elle soit la même pour plusieurs individus coupables du même délit, afin de correspondre à leurs différentes mesures de sensibilité. Ceci exige qu’on fasse attention à l'âge.

an sexe, à la condition, à la fortune, aux habitudes des individus et à beaucoup d'autres circonstances : autrcmentlamême peine nominale , se trouvant trop forte pourles ans, trop faible pour les antres, passerait le but ou ne l’atteindrait pas. Une amende déterminée par la loi ne serait jamais une peine égale à ellemême, vu la différence des fortunes. Le bannissement peut avoir le même inconvénient; très-sévère pour l’nn, nul pour l’autre.

3. Commcnsurable. Si un homme a deux délits devant les yeux, la loi doit lui donner un motif pour s'abstenir du pins grand. Il aura ce motif, s’il peut voir que le plus grand délit lui attirera la plus grande peine. 11 faut donc qu’il

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