CHAPITRE VIL
DIVISION DES PEINES
Il n’y a point de peine qui, prise séparément, réunisse toutes les qualités requises. Pour atteindre le but, il est donc néeessairo d'avoir le choix entre plusieurs peines, de les
varier, et d'en faire entrer plusieurs dans un même lot. La médecine n'a point de panacée. Il faut qu'elle ait recours à différents moyens, scion la nature des maux et le tempcraroenl
DIVISION DES PEINES
des malades : l'art da médecin consiste à dtadier tous les remèdes , à les combiner, k les approprier aux circonstances.
Le catalo{pio des peines est le même qtie celui des délits. Le même mal, fait avec l’autorité de la loi ou en violation de la loi, constituera une peine ou un délit. La nature du mal est <lonc la même, mais quelle différence dans l'effet ! le délit répand l'alarme, la peine rétablit la sécurité. Le délit est l’ennemi de tous, la peine est la protectrice cnminiinc. Le délit, pour le profit d'un seul, produit un mal universel; la peine, par la souffrance d’un seul, produit un bien {général. Suspendez la eine , le monde n'est plus qu’uii tnéâtre de ri(randa(je,ct la société tombe en dissolution. Rétablissez la peîue, les passions sc calment, l'ordre renaît, cl la faiblesse de chaque individu obtient la sauvegarde de la force publique.
ün peut distribuer toute la matière pénale sous les divers chefs que nous allons énumérer.
I. Peittes capitales : ce sont celles qui mettent une fin immédiate à la vie du délinquant.
a. Peines afjiictives : j'appelle ainsi celles qui consistent en douleurs corporelles, mais qui ne produisent qu'un effet Icmpoi^ire, comme la flagellation, une diète forcée, etc.