DES DESIRS DANGEREUX
un double poiut de vue : i* pour le plaisir meme qui en résulte ; a* par sa tendauce à affaiblir ces penchants dan(;ereux que l’homme tient de sa nature. Et quand je parle d’amusements innocents, j’entends tous ceux dont on ne peut pas prouver qu'ils soient nuisUiles. Leur introduction étant favorable au l>onheur de la société, il est du devoir du l(q;islatetir de les cncounq^r, on , au moins, de nj point mettre d'obstacle. Je vais en faire mention, en commençant par ceux qu'on re{*arde comme les plus {p'ossiers,ct allant de suite à ceux qui supposent plus de raffinement.
1 . L’inirofluction d'une variété d'aliments et les pro(p‘ès de l'art des jardins, appliqué à la production des végétaux noarriciers.
а. L'introduction des liqueurs non enivrantes, dont le café et le thé sont les principales. Ces deux articles^ que des esprits superficiels seront étonnés de voir fi^puer dans un catalojpie d'objets moraux, sont d'autant plus utiles, qu'ils viennent directement en concurrence avec les liqueurs cuivrantes
3. Les pro(pTs dans tout ce qui constitne l’élé^vance, soit des habjllements , soit des ameublements, les emlieliissements des jardins, etc.
4. L'invention de jeux et de passe-temps , soit athlctiqties, soit sédentaires, parmi lesipeli les jeux de cartes tiennent un ran(* disttnp,ué. J’exclus seulement les jeux de hasard. Ces jeux tranquilles ont rapproché les sexes et ont diminué l'ennui, cette maladie parlicubère de l’espèce humaine, surtout de fa cbisse opulente et de la vieillesse.