ARTICLE PREMIER
DES INJURES PERSONNELLES SIMPLES
L’iiyure pmonueWe simple ‘ est ou positive ou néçativc. Il y a injure {icrsopnclle simple positive là où, sans cause lé^iime un individu cause ^ ou contrihue causer à un autre une peine corporelle, ou (p'ave, ou légère sans cpTaiicun mal corporel ultérieur ^ en arrive. Il y a injure per.sonnelle .simple négative / là où, sans cause légitime, un individu, en voyant un autre dans un état de danger, s'abstient de Tai> der 3, et qu'en conséquence le mal arrive.
Éclaircisseme n ts .
" Sans cause féyitime. Renvoi au titre général ; moyens de jusiiBcation.
à Otuse. N’importe ni de quelle façon ni par quels moyens le mal ait été fait : <]uc la personne ait (Ué Iiattue ou blcs.sée; — qu on se soit servi de Tcau, de Tair, de la lumière ou du feu ; — qu'on ait présenté quelque objet hideux ou dé|*ontant à la vue, au toucher ou au goût;
— qu on ait donné par force nu autrement une drogue malfaisante; — qu'on ait fait servir à sa malice un chien ou quelque autre animal,
— ou une personne innocente; — qu’on ait opéré le mal par les mains mêmes de celui qui souffre, comme en rengageant à marcher sur
t Vofct dAtu ccTol. rhsp. 6, De Lt divhion dn Délits. Injures cnrporrllr» cimplra, — pour Un disliof^uer des injurn cDrpnrrIlr» irré|Kirablr9 , ors injures menljilrt, etr.
Ce même artirie m élé rite romnic exemple de U dislri- ImUioii des matières dan* les litres psrlictilirrs.
un piège ou sur une fosse ; — qu*on ait éloigné de lui des movens de secours nécessaires, le pain d'un homme qui a faim, la médecine d'un malade : — - tous ces moyens et tous autres qui ont le mal pour objet sont renfermés dans la acfinition de V injure personnelle simple,
« Contribue. Renvoi au titre général des codélinquants.
Graue ou Ugère. Tonl ce qui a lieu contre le gré de la partie lésée, fût-ce le plus léger attouchement. — Ainsi le mal de ce délit peut varier du malaise le plus faible aux plus douloureuses tortures.
' Ultérieur. Si un dommage ultérieur en arrive, le délit n’appartient plus à ce chef : ce serait une injure personnelle irréparable, ou un emprisonnement, etc.
/ iXégative. Renvoi au titre général des délits négatifs.
3 S'abstient de Faider. Tout homme est tenu de secourir celui qui a besoin de secours, s'il le peut sans s'exposer lui-même à quelque inconvénient .sensible. Cette obligation est d'autant plus forte que le danger paraît être plus (p*aim pour Tiin, et la peine de Ten préserver moins grande pour Tautre. Tel serait le cas d’un homme endormi près d’un foyer, et d’un témoin
J'ai mieux aimé répéter ici une page ou deux, que de laikfcr ce chapitre iacomplet.
DES INJünES PEHSOKKELLES SIMPLES.
qui , voyant les habits du premier prendre feu , ne ferait rien pour l’éteindre. Le délit serait plus (p-and s'il se fût abstenu d’afpr., non simple* ment par paresse, mais par malice ou par quelque intérêt pécuniaire.
Peines^