MAX1ME5 RELATIVES A LA MANIÈRE HE TRANSPLANTER LES LOIS
Iæs maximes suivantes ne sont qu’une rêca-
fùtiilation des principes qu’on vient de poser; eur (p'ande utilité autorise à les présenter sous plusieurs aspects ; mais en parlant de la transplantation des luis , j’ai dît bien des choses qui peuvent s’entendre de rinnovntion en (général. H serait difficile de distin^ruer toujours deux cas qui rentrent si souvent l’un dans l’autre.
I. Aucune toi ne doit être ctumgêcf aucun usage ne doit être aboli sans guelgue raison spéciale.
Il faut qu’on puisse assif^ner quelque avantage positif pour re'sultat du changement.
2. Changer un usage gui répugne h nos mœurs et h nos sentiments y sans autre raison gue cette répugnance y cest ce gui ne doit point être réputé un bien.
La satisfaction est ici pour un seul ou pour un petit nombre : la pcineest pour tous ou pour un grand nombre. Premi(;re raison qui suffirait seule. D’ailleurs, où s’arrêteraient ces changements fondés sur des caprices? Si mon goût seul est une raison pour moi, un goût opposé sera une rai.soii égaie pour un autre. L'empereur qui voulait proscrire une lettre de l'alpnabet, devait penser que son successeur pourrait la rétablir. La reine Élisabeili, qui fut si occupée du surplis des prêtres, devait craindre que leur costume ne fût altéré sous le règne suivant *.