‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 282 sur 524 · Blasphèmes · texte numérisé non relu

Blasphèmes

3. Profanations, Voies de fait contre tel ou loi Jibjet de culte.

laîs antres tendant à pervertir Temploi de la sanction religieuse. Je les comprenus sdus le

I Pour allrr au-écrant dn oLjectiont, j'avertis qu'il s'agit ici de la religion cniistdrri'c aous le point de vue de son utiiile politique et nnUemenl de ta vérité.— ^uant uuxeffrt.i que U rclig'ton peut avoir }>our nous préparer à une meilleure vie ou pour nous rassurer, c'est ce qui u' est point du tout «lu r«^isort du législateur.

nom de caco^tJiéistne : il sc divise en trojs branches.

1. Dogmes pernicieux : dogmes attribuant à la Divinité des dispositions contraires au bien public; par exemple : dogmes atlri- Imant à Dieu d'avoir créé iiii fond de souffrance supérieur à celui des plaistirs. — Du{piios imposant des peines mal fondées, excessives et inutiles. — Dogmc.s suborneurs qui accordent des pardons daus les cas où la peine serait convenable, qui offrent des récompenses pour des actes qui ne sont bons à rien, etc.

a. Dogmes frivoles : do{pncs de la croyance, desquels il ne résulte aucun bien moral, et de l’autorité desquels il résulte de trèsmauvais effets entre ceux qui les admettent et ceux qui les rejettent.

3. Dogmes absurdes ; autre moyen d’attribuer à Dieu la malveillance, — le faire auteur d’un système de religion obscur et inintelligible.

caco-lbéisinc produit des délits atroces : il abrutit le peuple, il fait persécuter les sages, il remplit les liomines de terreurs, il leur interdit les plaisirs les plus innocents, il est le plus dangereux ennemi de la murale et de la législation. Les peines contre les propagateurs du ces doctrines funestes seraient bien fondées, car le mal qui en résulte est réel ; mais elles seraient inefficaces, elles seraient superflues, clle.s seraient ineptes. Il n’y a qu’un seul antidote contre ces pui.sons : c’est la vérité. Ces dogmes, une fois convaincus de fausseté, cessent d'éire pernicieux et ne .sont plus que ridicules. L’opinion qui les soutient doit être attaquée comme toute autre opinion. Ce n'est pas le glaive qui détruit les erreurs, c’est la lilieru* de Texamen. Le (’laivc dirigé contre les opinions ne prouve autre chose que Tuiiion de l’ineptie et de ta tyrannie.

J’en dis de même de l’athéisme, quoique ratlnùsnic soit un mal par comparaison avec un système de religion conforme au principe de Tutilité, consolante pour le malheur et propice h la vertu ; cependant il iTest pas néi'es.saire de le punir : c*e»t à la sanction morale à en faire justice. Cette opinion n’est ici qu’éiioitcéc , niai.s ellu sera prouvée ailleurs.

11 &Dt <iir« éèlits contre tn reUtjjon , l'entiic «bstriilc , et non pa» tkUtf contre Dieu, l'Èire esi»t>inl.. Car i-oratnent uu chétif mortel pourrait-il offenser TEtre impassible et affecter son bonfirur? Dans quelle classe rangeraitou ce crime mi.'ininaire? Sersil-ce un délit contre sa personne, <M propriété, su rvputatîou ou m condition?

AVANTAGES DE CETTE CLASSIFICATION DES DÉLITS

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