TROISIÈME TITRE GÉNÉRAL DU CODE CIVIL. DES TEMPS
A la fixation des lieux , il faut ajouter celle des temps, Kii dernier ressort ce n'cst que par la considération combinée duliea et du temps , du lieu où U s’est trouve à un certain temps , qu'un individupeut scdisün{pierdctout autre.
La loi, sous ce titre {général, doit exposer ce qu’elle veut qu'on entende par tes noms qui expriment les diverses portions de temps : sc-> conde, minute, heure, jour, mois, année, siècle.
Les mois après un certain nombre desquels , à compter du décès ou de réloi{picment du père présomptif, un enfant sera censé ne lui pas appartenir, ces mois seront-ils ceux du soleil , de la lune, ou le mois bizarre du calendrier, qui n’est ni l'un ni l'autre? Les cas particuliers SC trouveront dans les titres particuliers; par exemple, dans celui des bâtards ou celui des pères. — Mais il faut que l'cxplicatiuii des temps se trouve dans un titre (général, auquel on lasse des renvois dans l’occasion.
Dans les cas où les mois peuvent occasionne i des doutes, il vaut mieux se servir des jours.
Les fêtes, les carêmes, les jeûnes, tant que ces devoirs font partie d'une lé^slation, doivent trouver leur place sous ce titre. Aussi le calendrier fut-il inséré dans un acte du parlement annlais, à l’époque où l’on adopta le nouveau style.
Ces deux litres , destinés à établir des points fixes, à amarrer les individus dans ces deux océans de l’espace et du temps, devraient sc trouver dans le code de tout état , et ne se trouvent peut-être encore dans aucun. Aussi combien de disputes , combien d’incertitudes, coinl)icn de ressources pour la chicane dans les fluctuations de l'usa{;c, et dans les différents systèmes qu’ont introduits différentes coutumes.
L’unifomiité dans la mesuredu temps, œnimc dans les poids et mesures de quantité, est encore le vœu de la philosophie; mais il ne parait pas qu’il soit prêt à s’accomplir.