V. Afoytms de publicité
Voici les moyens de publicité dont on peut faire usage en tout ou en partie , selon la nature de l’assemblée , et l'importance des affaires :
I* Publication auüicntique des tr.insactions de l’assemblée sur uu plan complet, renfer-
» Cette doctrlae tic b publicilc paraîtra bien paradoulc
niant les six poinU énoncés dans l'article précédent.
a* Emploi de tachygraphes pour les discours, et , en cas d’examen, pour les interrogatoires.
3* Tolérance d'autres publications non authentiques pour le même sujet.
4° Admission d’étrangers aux séances.
L’emploi des tachygraphes serait indispensable dans le cas où l’i»n voudrait avoir la teneur entière des discours. Mais uu ne peut recourir à ce moyen que dans des discussions assez importantes pour justiflerla dépense. En Angleterre, dans un procès ordinaire, les parties ont la liberté de l'employer. Dans le procès solennel de M. Ilastiiigs, la chambre des rornniiines, d’une jnirt , et l’accusé de l’autre, avaient leurs tacliyq^rapbes. La chambre des lords , en (pialitéde juge, avait de plus le sien.
Par rapport aux publications non authentiques , il est nécessaire de les tolérer , soit pour prévenir la négligence et la mauvaise foi des rapporteurs en titre, soit pour en écarter le soupçon. Un privilège exclusif serait regardé comme un certifleat do fausseté. D’ailleurs la ublication aulhciiti(|uc du procès-verbal de assemblée ne peut se faire qu’avec une lenteur (|ui ne satisferait point l'impaticncc du public, sans cotnptei le mal que pourraient faire, dansrintervalle, de faux rapports, avant que la publication aulhenlic|iie vint les détruire.
Les journaux non ufticiels remplissent com-
Flètcrnent cct objet. Leur succès dé|>end de avidité du public, et leur talent consiste à la satisfaire. On est arrivé en Angleterre à un tel point de cé'lérilé, que des débats qui se seront prolongés jusqu'à trois ou quatre heures du malin, seront, dès le b'ndcmain , imprimés en seize coluiinc.s in-folio d’un petit caractère, et distribués avant midi dans Ja capitale.
L’admission du jmblic aux séances est un poiuttrès-iinportant;maiscc sujet demande des explications qui ne seraient pas ici à leur place. H sera traité à part.
La prinrij)alc raison pour cette admission, c’est qri'cllc tend à inspirer de la conHance dans les rapports des journaux , ou plutôt qu'elle en est la condition essentielle. Si le public était exclus, il serait toujours porté à soiip^'onner qu’on altère la vérité, ou que du moins un eu supprime une partie, et qu’il se passe dans l’assemblée beaucoup de clioses (jii'il ne cuunait point. Mais , indépendamment de celle garantie, il est très-utile, pour la réputation des menibre.s de ras.scmbli-c , d’être entendus par des témoins impartiaux , et jugés par une portion du public <|ui sc renouvelle (uns les jours. Cette présence des étrangers est pourenx un puissant motif d'émulation , en même temps qn’elte est un frein salutaire contre le.s diverses passions que les débats peuvent faire naître
à aoit QOUNci uctucute Lvlvcliqti». Les coiuùb rcpicscnUi-
DE. LA PUBLICITL