‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 378 sur 524 · AUTRES RÈGLES RELATIVES AU DÉDAT · texte numérisé non relu

AUTRES RÈGLES RELATIVES AU DÉDAT

L» réserve qa*impose cette rè{;leest atUe à tous ; était disputé ou condamné par d'autres , il s’euelle est favorable à la liberté des opinions ; elle suivrait que le chef de la puissance exécutive deest la sauvegartle commune. Vous dcvci, dans viendrait l’objet personnel des débats, que sa le débat politique comme dans la {pierre, ne di{piitc serait cotnpromisc ; et il en résulterait vous permettre aucun des moyens que vous ne l'espèce de discorde la plus fa talc, celle qui peut voulez pas <|u’on emploie contre vous. conduire à une (pierre civile.

Mais surtout cette maxime est conforme à la Cette rè(!;le est depuis lun^v-temps établie et prudence. Votre anta(*onisteest-iIdansrerreur? strictement suivie dans les dél>ats parlemcntaiil peut recevoir de vous la vérité que vous lui res. Le discours du roi, à l'ouverture des sespn^ntez en le ména{^eant: accusez-vous ses sions, ne contient que des recommandations motifs? vousl’offensez, vousleprovoqucz; TOUS {générales, et d’ailleurs il ii’est considéré que ne lui laissez pas le calme nécessaire pour vous comme un acte du ministiTe. On le discute écouter avec attention. 11 devient partie contre librement, sans faire aucune mention du movous. feu se communique de l'un à l'autre, narque ; l'opposition l’aitaque comme toute Ses amis prennent fait et cause avec lui : et de autre mesure des ministres, là souvent des ressentiments <jui se prolon{;eaiU 5*;Yer</troMeM«e pièce jiistijicatiw ou servant

au-delà des débats, portent dans l'opposition He preuve^ auelle nuit été présentée h Cassempoliliquc toute l’àpreté des haines personnel- blée enconsefjuence dunepropositionheeteffet^. les. Ce n’est pas assez d’exclure les persotmali- Cette rè(»lc est fondée sur deux raisons manités; il faudrait encore proscrire les expressions fesles : l*asanrcrrauthcntieitéde la pièce qu’on amères et violentes; il faudrait les proscrire prend pour base d’une décision; V donner à comme desaetes demaladressc, encoreplus que charpie membre la faculté de la connaître, et comme des traiu de passion. • L'art de persua- d'être informé de l'iisap^e rpron en veut faire, der, dit Pascal, cunitiste autant cii celui d’a- On a vu en Franeeles preiniersc rps de l'état gréer qu’en celui de convaincre *. • tomlier, par l'oubli de cette précaution, dans

Tous ceux qui ont suivi des assemblées poli- des erreurs qu’on n’aurait jamais eu à reprocher tiques savent que des expressions peu ménagées en Angleterre aux uflicicrs les plus subalternes, sont les sources des incidents les plus tumul- Le parlement de Paris, dans scs fameuses retueux et des écarts les plus opiniâtres ^ monirances des t6 et >4 juillet 1787 , a cite,

4° iVe faire aucune mention des veeuxdu prince parmi les rois qui ont assemblé les étaU-généetdu pouvoir exécutif . raux, (Charles V et Henri IV ; ce qui n’est vrai

Ce vu‘U , par lui-même , ne prouve rien par ni de l'un ni de l’antre 4. rapport à la convenance ou à rinconvenanre de Combien de fois l'assemblée nationale n'ala mesure ; il ne peut avoir aucun bon effet, et t-el)e pas porte de di^rets sur de simples ouïn’en peut produire que de mauvais. dire, sur des faits qu'on appelait de notoriété

L’admission de ce moyen serait incompati- publique, sans penser qu'il n’y a rien de plus ble avec la liberté de l’assemblée, non-seule- trompeur que des rumeurs populaires, et que mentdaus telle occasion particulière, mais dans p!us un fait serait notoire, plusil serait facile d en toutes : car si on peut ralléguer une fois, on recueillir les preuves! L assemblée lr(»islative poarra l’allégticr touj(»urs : et si on accorde la envoya un des ministres <lu roi, M. de Lessart, moindre valeur à uiieconsidéraiion de cette na- à la haute cour nationale, sur des articles d’acture, le poiivoirde l'assefiihlécest réduit à rien ; ciisation qui ne conienaient que des imputaon substitue à sou vœu le vœu d’un supérieur, tiens vagues et décLimatoircs, sans constater Si ce vœu du prince, énoncé par les uns, aucun fait, et sans entendre l'accusé

» Le même auteur rournil une rè(*!i* île prudence non <bns in AUpérinrilé et f>rnêreui dans sa force. Cependant moias importante <{ue relle-ei , muis qu on ne peut pat jamais homme ne a'ciprima ni plus i-oaraftvusenieiU ni convertir en loi. •> ^uand on vent reprendre a%«; uiililc, iiiniiis cêréinonicusenient ; Us moU allaient, comme dit dit-il, et inoiiirer k un autre qu'il »e trompe, il faut ob- Moniuif^ne, où allait la pensée.

terver par quel eùté il cnvisa[;c U cboi.e, car elle e«t vraie 3 Omnii <iemonstratio ex præcognitis et preeconctssis.

ordinairement de ce t-dlé>la, et lui avouer celle vérité; il 4 Ce fait est tiré de Y Histoire du gouvemesment frant^aù,

ae contente de ceb parce qu'il voit qu’il ne te trompait pas , pan. 1^7.

et qu’il manquait seulement a voit tous 1rs e6léa. Or, ou v Chaque peuple a ses faiblesse*, ses imperfections eoo'a pas honte de ne pas tout voir; mais on ne veut pas démiques; et plus elles ont acquis d empire, plus il est s'élre trompé, et peul-étre que ceb vient de ce aue iiatu- important de les connallre pour s’en i^aranlir. De tous les rellcinrnt 1 c*pril ne se peut tromp<'r dans le côté qu'il en- débuts qu'on peut reprocher aux écrivains franeals.rinexacvUaf;e, coiniiie les apprclicnvious des sens sont toujours titude est le plus marquant, le (dus inronlestable. Si b vraies. » /Vntéet dr rusrat. oulinn anf.bîse a quelque avantaf^e décidé sur sa rivale,

s L'orateur le plus distiiiftué de l'AnfiIcterre, M. Foi, c'est dans la qualité opposée à ce début qu'il en faut ebertpii attaquait ses adversaires avec une lo|;ique si pressante, cher b cause,

avait porté au plus haut déféré fart d éviter tout ce qui (Jn ouvra(;e historique sans autorité semil reçu en Anpouvail les blesser Dans les moments les plus animés , lors- (>|e|errc ù-pru-près coinnir un plaidorer sans preuves, ou qu'il était codune entraîné par le torrent de scs idées, tou- roinme un loman. Mais en France un |;raiid nombre d'iiîsjours maiIredaJui-mémr, il ne manquait jamais aux éi^ards toririis se snntrrus «lispetisé» de faire des renvois aux pièces de b plus senipuleusc politesse. M est vrai que cette beu- orifinulrs. La première condition qu'iU imposent « leurs rruse qualité était moins encore en lui un secret de lait lecteurs est dr les croire sur parole. Si l'auteur a en les dooratoire, que l'effet d'un caractère bicnveîIbnC , modeste euiricnt* oti(^inaux sons 1rs veux, pourquoi u'a-t-il pas voulu

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