‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 47 sur 524 · E PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

E PATHOLOGIE

Les principes que nous avons posés pourraient également servir à régler la distribution d’une perte entre plusieurs personnes chargées d’une responsabilité commune. Si leurs contributions respectives suivent la quantilé res-

fieclive de leurs fortunes , leur état relatif sera e même qu'auparavant; mais si l'on vent saisir celle occasion pour se rapprocher «le l'égalité, il faut atloptcr une proportion différente. Les imposer tous également sans égard à la différence de leurs fortunes , ce serait un troisième plan , qtii ne s’accorderait ni avec l'égalité ni même avec la sûreté.

Pour mettre ce sujet «lans un plus grand jour , je vais présenter un cas composé, où il s'agit de dt'cider entre deux individus, dont ruii demande un profil aux d(*pens de l’autre. Il s’agit donc de «lélerminer l’eflFct d’une portion de richesse «pû, pour passer dans les mains d'un individu en forme de gain , doit sortir dos mains d’un autre en forme de perte.

I. Prop. Pntre des com^>é/ifeurs h fortunes éqales y ce qui sera flayné par tun devant être perdu par l autre y la disposition qui laisserait la plus grande somme de bonbeuTy serait celle qui favoriserait le défendeur à C exclusion du demandeur.

Car, |o la somme h perdre ayant un plus grand rapport à la fortune réduite que la même somme à la fortune augmentée, la diminution de bonheur pour l'uii est plus grande (jue ne serait l'augmentation de bonheur pour 1 autre. F.n un mot, l’égalité serait violée par la disposition contraire. ( l-"* note sur le

jeu : le cas est exactement semblable.)

a® Iæ perdant éprouverait une peine d’attente trompée, l’autre est simplement dans le cas de ne pas gagner. Or, le mal né{;aiif «le ne pas acquérir n’est point «^al au mal positif de perdre. (S’il en était autrement, chaque homme éprouvant ce mal pour tout ce qu’il n’acquerrait pas, les causes du malheur étant infinies, l'homme devrait se trouver infiniment malheureux. )

3« L’homme, en général, paraît être plus sensible à la douleur qu’au plaisir, même à cause égale > au point, par exemple, qu’une perte qui diminuerait d un quart la fortune d’un homme, ôterait plus à son bonheur «pie n’y ajouterait peut-être un gain qui raugmetiterait du double

a. I*. A fortunes inégales, si le perdant était le moins riche y le mal de la perte serait aggrat»é par cette inégalité.

3. P. Si le perdant était le plus riche, le mal fait par f atteinte portée h la sûreté serait compensé en partie par te bien proportiofuié au progrès fait vers légalité.

en notre potirnir d'cloipnrr le mal cl d «Uircr le bien. Aumî un initimcnt de confiance au bonheur prévaut »ur Ia crainte dnnilu nature humaine. On le voit parle sucré» dci U>terici.

OB LA SUaETB. 63

A l’aiUe (le ces axiomeü, qui ont jusqu’à un d'ét^uitéf auquel on donne plus de latitude certain point le caractère et la certitude des qu'a celui de justice : mais cette idée d’cquitë propositions mathématiques, on pourra pro'* va{p]e et mal acveloppée, a plutôt semblé une duire enfin un art réf^uiier et constant uin« affaire d'instinct que de calcul. Ce n’est qu’avec demnités et de satisfactions. Les législateurs beaucoup de patienceet de méthode qu'on paront montre assez souvent une disposition à vient à réduire en proposition*' rigoureuses one suivre les conseils de l'égalité, sous le nom multitude incohérente de sentiments confus.

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