SOPHISME QUI TEND A CONFONDRE LES HOMMES ET MESURES
t»nt tonjonrâ un certain intcrêl à cunser^er Ica C'hosea cnnime elles sont. Tout projet de réforme trouve d'abnrd un premier obstacle dans leur indolence : ils redoutent une surchar^^e d’occupations ou des occupations d’un {*enre nouveau, qui les obli(*ent à sortir des ornières de la routine, l'u second obstacle se présente dans la jalousie du pouvoir et roq;ueil des hommes en place : ils s’iixitcnt de recevoir des conseils, et n’aiment point à favoriser des mesures dont ils ne sont pas les auteurs. Si elles
ont un plein succès, Tlionneur n’en est pas pour eux ; il est pour un rival dont la réputation s’élève aux dépens de la leur.
Telles sont les difficultés qui se rencontrent dans le pénible service du censeur politique. Il faut qu'il les connaisse pour apprendre à les vaincre; mais il faut aussi que le public les ap> précie, et qu'il sache ce qui est dû d’encoura{^cmeot et de reconnaissance à ceux qui se dévouent, pour le servir, à une tache aussi in^ate que périlleuse.