CAUSES DES
s'obMnrant Ini-méme ne peut rapporter aucune de seâ actions à des motifs purement sociaux, sera très-dispose à croire que ces motifs n’exis* teot point, et que tout ce qu’on en dit n’est qu’illusion ou hypocrisie. trouvant aucune source de satisfaction dans l’examen de son coeur, il s’en dédommage en applaudissant à son intelligence. « Tous ceux qui agissent par
• d’autres considérations que le moi sont des ■ dupes et des ind>écilles : bonnes gens, qu'il
• est utile de louer tout haut et dont il faut se » moquer tout bas. Nous autres nous sommes » les sages, les habiles de ce monde. ■
Prenez un homme du vulgaire moral , c’est-à-dire habituellement gouverné par des motifs personnels et anti-sociaux , mais avec tin mélange de bienveillance et de vertu ; comment se comportera-t-il dans cet examen de lui-méme?ll sera disposé à laisser dansTorobre toute celte partie de ses motifs qui n’obtiendrait pas des éloges publics, et à regarder avec complaisance celle qui en serait l’objet : il imputera , autant qu’il lui est possible , tontes ses actions à ces motifs aimables qui concilient l'affection et l’estime. Et cette première vue de