‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 495 sur 524 · ARTICLE III · texte numérisé non relu

ARTICLE III

Le principe de toute souveraineté réside essentiellemefU d^tns ta notion, iVu/ corps , nul individu ne peut exercer <f autorité qui nen dérive expressément.

OWEATATIOXS.

De ces deux propositions, la première est parfaitement vraie dans un sens. Gouverner et obéir sont dos termes corrélatifs: où il n'y aurait point d’olMus.«ance, il n’y aurait point de gouvernement. La souveraineté ne s’exerce qu'iiutanl (pi’tine nation veut se soumctlrc. Si c est là ce qii'on a voulu dire, on a énoncé une vérité triviale qui ne mène à rien.

lei lots coercitives.

Oigilizoa by Goo^Ic

SOPHISMES ANARCHIQUES. 5i>7

Mais ce nVst pas là ce qii on avait en viie^ comme il est facile d'en ju{7er par ce qui suit. G*est une proposition placée en avant pour servir de l»a«e .à la proposition suivante. AW corps, nul individu ne peut e.verrer cfoutont^ qxti n en dérive expressément. C’est-à-dire que ttiiite aut(»rité qui n'est pas fondée sur une élection populaire , sur un mandat immédiat et exprès de la nation, est une autorité usurj^e, contraire au droit naturel, et par conséquent nulle.

Si cette déclaration n'eùtrc{*ardé que la France, ou eût pu renvisa(;er comme une base de son droit futur constitutionnel. Mais elle est conçue dans les termes les plus (généraux ; elle s’a{^ plique à tous les (»ouverneiuents, et, à l’exception de quelques républiques démocratiques, elle les frappe tous du caractère d’usurpation et de nidlite. Cette maxime est un instrument de révedution. La résistance et l’insurreciion sontlé{*itimesetmême louables contre des chefs qui ne tiennent pas leur pouvoir d’une élection populaire. Si la maxime n'a pas ce sens, elle n’eu a point.

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