DES FRAIS DE CULTE
Si l’on considère les ministres de la religion comme chargés de maintenir une des .sanctions de la morale ( la sanction rciqpeusc il faut rapporter les frai.s de leur entretien à la même liraiiche que la police et la justice, à la sûreté intérieure. C'est un corps d'inspci teiirs et d'instituteurs muraux qui fomieiit |K>ur ain.si dire l’avant-garde de la loi, qui n’ont pas de pouvoir contre les crimes, mais qui combattent le.s vices d’où sortent les crimes, et qui rendent l'exercice de l’autorité plus rare en maintenant les mœurs et la .subordination. S’ils étaient chargé.s de toutes les fonctions qu’on pourrait
convenablement leur assigner pour l’éducation des ela,sses inférieures, pour la promulgation des lois, pour la tenue de divers actes publics, l'utilité de leur ministère serait plu.s manifeste. iMus iU rendraient de vrais services à l’état, moins ils seraient sujets à ces maladies des dogmes et des controverses, qui naissent de l’eiivic fie scdistinguer,etde rimpuissance d'être utile. Il faut diriger leur activité et leur ambition vers des olijcts salutaires, pour les empêcher de flevenir malfaisants.
Sous ce rajqmrt, ceux mêmes qui nereconnai- CraieiU pa.s Tes bases de la sanction religieuse ,
• Si rrtfe dédac'lion nt êubli« >nr no pird fisc, charnue fépiv^up où j’ivait rMScé m Principal ilu cotU rivil. Il en prOpriêuirc urlianl d’avance ce qu’il doit donner , 1a peine eiiMr un 'abrège sous ce cJlrc : tf un oufruMrn
d’oitenic (roiiipèc disparait et lait place à une autre un peu foitur <Ut /*aNi>rrj , par Jer BuNTHAM.pHMiee en /mudifférente par sa nature, et moindre en degr^. ç«»* pur Ailrien Deqeisnor. Paris, de rimprinicric des
> M. Bcntluro ■ publié un ouvrage sur ce sujet, depuis MHird»-Hueu, au lo, iii*8o.
ne pourraient pas se plaindre qu’on les fît con> tribuer aux frais de son entretien, puisqu’ils participeraient à ses avantages.
Mais s’il y avait dans un pays une ^ande di> versité de cultes et de relqpuns , et qnc le ^dateur ne ftlt pas géné par un établissement antérieur ou des considérations particulières, il serait plus conforme à 1a liberté et à l'égalité d'appliquer à l'entretien de chaque église, les contributions de chaque communauté religieuse. On pourrait craindre , il est vrai , dans cet arrangement , le zl'le du prosélytisune de la part du clergé : mais il serait aussi probable cpie de leurs efforts réciproques résulterait une émulation utile, et qu’en balançant leur influence, ils établiraient une espèce d'équilibre dans ce fluide d’opinions sujet à de si dangereuses tempêtes.
On pourrait imaginer un cas bien malheu-
reux S <>«lui d’un peuple k qui le législateur défendrait rexcrcicc public de sa religion , en lui imposant en même temps l’obligatiou de salarier une religion qu’il regarderait comme l'ennemie de la sienne. Ce serait une double violation de la siireté. On verrait se former dans ce peuple un sentiment habituel de haine contre son gouvernement, un désir de nouveauté, un couram» féroce, un secret profond. Le peuple privé de tous les avantages d'une religion publique, de guides connus, de prêtres avoués, serait livré à des chefs ignorants etfanatiques; et comme le maintien de ce cnlie serait une école de conspiration, la foi du serment, au lieu d’être la sauvegarde île l’état, en deviendrait la terreur : au lieu de lier les citoyens au gouvernement, il les unirait contre lui. En sorte que ce peuple deviendrait aussi rcdouta!)le par ses vertus que par ses vices.
SECTION III