‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 62 sur 524 · DE QUELQUES ATTEINTES A LA SURETE · texte numérisé non relu

DE QUELQUES ATTEINTES A LA SURETE

objet séduisant pourrait être abandonné sans risque à la seule ressource des contributions volontaires. 1) faudrait au moins n'avoir rien né(;Ii(|;é d'essentiel avant que de sc livrer aux dépenses de pur ornement. On pourra s’occuper des comédiens, des peintres et des architectes, quand on aura satisfait k la fui publique, quand on aura détlomma^é les individus des

ftcrU's occasionces parles guerres, les délits et es calamiU's physiques, quand on aura pourvu k la subsistance des indigents :jusquc4à cette préférence accordée à de brillants accessoires sur des objets de nécessité, ne saurait être justibée.

Elle est même bien contraire à rintérél du souverain, attendu que les reproches seront toujours exagérés, parce qu’il ne faut point d’esprit pour les trouver, mais seulement de la passion et de l’humeur. On sait à quel point on s*cn est servi de nos jours , dans des écrits d’une éloquence vulgaire, pour échauffer le peuple contre le gouvernement des rois. Cependant,

quoique tout conspire à cet égard à jeter les princes daus l'illustou , sont-ils jamais tombés , pour le luxe des amusements, dans les mêmes excès que plusieurs républiques? Athènes, à l'époque de ses plus grands dangers, dédaignant également et l’élo^ence de liémosthène et les menaces de Philippe, coonaissaitun besoin plus pressant que celui de sa défense , un objet plus essentiel que le maintien de sa liberté. La plus grave des prévarications consistait k détourner , même pour le bien de l’état , les fonds destinés à l’entretien du théâtre. Et à Borne, la passion des spectacles ne fut-elle pas portée jusqu’à la fureur ? Il fallut prodiguer les trésors au monde et les dépouilles des nations pour captiver les suffrages du peuple-roi. La terreur se répandait dans tout un pays, parce

Su’un proconsul avait une fête a donner à orne; une heure des magnificences du cirque jetait dans le désespoir cent mille habitants des provinces.

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