‹ Œuvres de J. Bentham, jurisconsulte anglaisChapitre 78 sur 524 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

autre moyen d'acquérir. — CONSENTEMENT.

Cependant il peut arriver qu'après avoir possédé une chose (â titre légitime) on voudrait s'en dessaisir, en abandonner Li jouissance à un autre. Cet arrangement sera-t-il confirmé par la loi? Sans doute, il doit l’être : toutes les raisons qui plaidaient en faveur de l'ancien propriétaire ne sont plus de son c6té, cl plaident en faveur du nouveau. Ü’aiUeurs, il faut que le propriétaire antérieur ait en quelque motif pour abandonner sa propriété. Qui dit motif dit platsir ou l’équivalent : plaisir damiiié ou de bienveillance , si la chose se donne pour rien ; plaisir <f acquisition , s'il en fait un moyen d’échange; bien de la sdivté, s'il l’a donnée pour se sauver de quelque mal; plaisir de réputation, s’il se propose par-lâ d'aoquérir l'esUmc de ses semnlablcs. Voilà donc la somme des jouissances nécessairement augmentée pour les deux parties intéressées dans la transaction. L'acquéreur se met en place du collatcur pour les avantages anciens, et le collatcur acquiert un avantage nouveau. Nous pouvons donc établir comme une maxime générale, que foute aliénation emporte ai*antaqe. Un bien quelconque en est toujours le résultat.

S'agit-il d’un échange? Voilà deux aliénations dont chacune a scs avantages séparés. Cet avantage pour chacun des contractants est la différence entre la valeur qu’avait pour lui la chose qu’il cède et la valeur de la chose

t Vojet plus loin, ch. XT, Het êvénemntis coUatifset ahiaUft par rapport à (<i propriété. C'c»t U qu'on irou'

qu'il acquiert. A chaque transaction de celte espèce, il y a deux masses de jouissances nouvelles. Cest en cela que consiste le bien du commerce.

Observez que dans tous les arts, il est beaucoup de choses qui ne peuvent se produire que par le concours d’un grand nombre d’ouvriers. Dans tous ces cas, le travail d’uu seul n’aurait aucune valeur ni pour lui ni pour les autres , s’il ne pouvait être échangé.

n. Causes d invalidité pour Us écltanges.

Il est des cas où la loi ne doit point sanctionner ces échanges, et où les intérêts des parties doivent être ré{;lés comme si le marché n’existait pas : parce qu’au lieu d’être avantageux, l’échange se trouverait nuisible soit à i’uno des parties, soit au public. On peut ranger toutes les causes qui invalident les échanges sous les neuf chefs suivants :

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