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Si des éoêques ont rétabli les officialités par mégarde^ omt^ moralement et grammaticalement bien parié ? ont-fls mal parlé en tout sens ?
Cette proposition n^est que le corollaire adouci des vérités établies jusqu^à présent.
Les anonymes ne veulent pas qu^on trouve id crime de fait ni d'intention. Nous n'insistons poiot sur la criminalité matérielle/ qui les révolte.
Mais qui pourrait dire maintenant qu^il n*y t eu ni faute morale ni faute de langue ?
Si , faisant par mégarde ce que la loi réprouve» et voulant faire, supposons-le, ce que la loi ne défend pas , ou déclare précisément rétablir la cboce
DE J.-D. LANJUIN Aïs. 353
[jue la loi aboUt , on pèche gravement au moins [contre la décence > et dans un sujet très-délicat ^ Surtout pour un évoque , et conséquemment où il doit apporter Tattention la plus scrupuleuse. Nul âe respectera la loi , si les évêques, ne fut-ce que dans [^expression , osent donner clairement l'exemple le plus marqué de leur mépris pour elle, affectant de se ressouvenir qu'elle existe , et d'exprimer, avec ce même souvenir, l'énoncé le plus littéral d'un décret contraire, d'une volonté ferme d'extcuter ce ^cret de révolte , et dç le faire mettre à exécution par leurs subordonnés.
La faute morale es( trop évidente. La faute gram^ Tnaticale est encore plus grossière, s'il est possible. U ne peut y avoir de faute grammaticale plus signalée que le barbarisme inoui du mot canonique officialitéy employé, selon les anonymes, dans une signification toute nouvelle , dont on n'avertit pas, et qui est diamétralement opposée au sens de ce mot dans la langue française commune, dans la lai^e^echnique du droit canon , et dans celle du droit français.
Nos évêques , rétablissant les ofllicialités en quelque sens que ce puisse être , agissent comme ferait notre gouvernement constitutionnel , s'il déclarait rétablir les parlemens , et comme ferait iin préfet de département, s'il déclarait rétablir, dans sa préfecture, une cour spéciale des droits-réunis.
En terminant cet article , qu'il me soit permis de donner de justes éloges au petit nombre de nos